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Aéroports de Paris : ADP prévoit un recul du trafic en 2026, une première depuis 2020

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Groupe ADP a revu à la baisse ses perspectives pour Roissy et Orly, prévoyant désormais une légère contraction du trafic parisien en 2026. Ce serait la première baisse depuis 2020. En cause : la flambée du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient et une demande moins favorable.

Faits clés
Passagers janvier-septembre 2026 80,9 millions de passagersRoissy et Orly cumulés, baisse de 0,4 % sur un an
Trafic total septembre 9,1 millions de voyageursrepli de 1,6 % par rapport à septembre 2025
Trafic Roissy-CDG septembre 6,224 millions de passagersprogression de 1,5 % sur un an
Trafic Paris-Orly septembre 2,858 millions de passagersrecul de 7,9 %
EBITDA courant visé 2026 entre 2.300 et 2.350 millions d'eurosattendu dans le bas de la fourchette

   La croissance du trafic aérien parisien marque le pas. Groupe ADP a annoncé, jeudi 15 octobre, revoir à la baisse ses perspectives pour Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Dans son communiqué consacré au trafic de septembre, le gestionnaire prévoit désormais une légère contraction du nombre de passagers en 2026, contre une hausse d’environ 0,5 % attendue auparavant.

Cette révision intervient après neuf mois de recul : de janvier à septembre, les deux plateformes ont accueilli 80,9 millions de passagers, soit une baisse de 0,4 % par rapport à la même période de 2025. Si cette tendance se confirme sur l’ensemble de l’exercice, 2026 serait la première année de diminution du trafic parisien depuis 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 avait paralysé le transport aérien.

Le renchérissement du kérosène freine la demande

Le ralentissement trouve cette fois son origine dans un choc énergétique. La flambée du coût du kérosène, consécutive à la guerre au Moyen-Orient, a conduit les compagnies aériennes à relever leurs tarifs, dans un contexte moins porteur pour la demande de voyages.

« Au mois de septembre, le trafic du groupe reste affecté par les effets de la hausse des prix des carburants, les ajustements de capacités des compagnies aériennes et par un environnement de demande moins favorable », explique Groupe ADP dans son communiqué.

La pression s’exerce ainsi à la fois sur l’offre de vols, ajustée par les transporteurs, et sur la demande. Cette combinaison conduit le gestionnaire à abandonner son scénario de croissance annuelle.

À Orly, une baisse de près de 8 % en septembre

Les deux aéroports affichent toutefois des évolutions contrastées. En septembre, Roissy-Charles de Gaulle a accueilli 6,224 millions de passagers, en progression de 1,5 % sur un an. À l’inverse, le trafic de Paris-Orly a reculé de 7,9 %, à 2,858 millions de passagers.

La hausse enregistrée à Roissy n’a donc pas suffi à compenser la contraction d’Orly. Au total, les deux plateformes ont reçu 9,1 millions de voyageurs sur le mois, soit un repli de 1,6 % par rapport à septembre 2025.

Un objectif de rentabilité maintenu, mais dans le bas de la fourchette

Malgré cette dégradation du trafic, ADP conserve son cadre de prévisions financières pour 2026, tout en précisant que la performance devrait se situer à sa borne basse.

Lors de ses résultats semestriels, le groupe avait annoncé viser un excédent brut d’exploitation courant, ou EBITDA courant, « dans une fourchette comprise entre 2.300 et 2.350 millions d’euros ». Cet indicateur de rentabilité opérationnelle avait atteint 2,322 milliards d’euros en 2025.

Il est désormais attendu « dans le bas de la fourchette ». Une réalisation proche de 2,3 milliards d’euros correspondrait ainsi à un léger recul par rapport à l’exercice précédent. Les autres hypothèses et prévisions annuelles demeurent inchangées, précise le gestionnaire.

Questions fréquentes

Pourquoi le trafic des aéroports de Paris baisse-t-il ?

La flambée du coût du kérosène, liée à la guerre au Moyen-Orient, a poussé les compagnies à relever leurs tarifs, dans un contexte de demande moins favorable et d'ajustements de capacités.

Quand le trafic parisien a-t-il baissé pour la dernière fois ?

La dernière baisse remonte à 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 avait paralysé le transport aérien. 2026 serait la première année de recul depuis.

Quels sont les chiffres du trafic en septembre pour ADP ?

Roissy a accueilli 6,224 millions de passagers (+1,5 %) et Orly 2,858 millions (-7,9 %), soit 9,1 millions au total, en repli de 1,6 % sur un an.

ADP maintient-il ses objectifs financiers pour 2026 ?

Oui, ADP conserve son cadre de prévisions financières, mais l'EBITDA courant, visé entre 2.300 et 2.350 millions d'euros, est désormais attendu dans le bas de la fourchette.

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La Rédactionhttps://echosplus.com
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