Groupe ADP abaisse fortement ses prévisions de trafic pour les aéroports de Roissy et Orly, ne tablant plus que sur une hausse d'environ 0,5 % en 2026, contre 1,5 % à 2,5 % auparavant. Le conflit au Moyen-Orient, la hausse des carburants et des contraintes opérationnelles pèsent sur l'activité.
| Prévision de croissance du trafic parisien 2026 | environ 0,5 %contre 1,5 % à 2,5 % anticipés auparavant |
|---|---|
| Trafic parisien premier semestre | 51,6 millions de voyageursjanvier-juin, hausse de 0,5 % sur un an |
| Fréquentation de juin | 9,4 millions de passagersrecul de 3,2 % sur un an |
| Évolution du trafic Orly / Roissy | +2 % / -0,2 %sur un an au premier semestre |
| Trafic mondial du réseau au premier semestre | 179,2 millions de passagersprogression de 0,2 % sur un an |
- Groupe ADP abaisse fortement ses prévisions de trafic pour les aéroports de Roissy et Orly, ne tablant plus que sur une hausse d’environ 0,5 % en 2026, contre 1,5 % à 2,5 % auparavant.
- Le conflit au Moyen-Orient, la hausse des carburants et des contraintes opérationnelles pèsent sur l’activité.
Groupe ADP revoit nettement à la baisse ses perspectives pour les aéroports parisiens. Le gestionnaire de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly prévoit désormais une croissance du trafic limitée à environ 0,5 % en 2026, alors qu’il tablait jusqu’ici sur une progression comprise entre 1,5 % et 2,5 %.
Cette révision intervient après un premier semestre moins dynamique qu’attendu. Entre janvier et juin, les deux principales plateformes parisiennes ont accueilli 51,6 millions de voyageurs, soit une hausse de seulement 0,5 % sur un an. Pour le seul mois de juin, leur fréquentation a reculé de 3,2 %, à 9,4 millions de passagers, selon les données publiées par Groupe ADP.
Le conflit au Moyen-Orient pèse sur les programmes de vols
Le groupe explique ce ralentissement par une conjonction de facteurs défavorables ayant conduit plusieurs compagnies aériennes à ajuster leurs capacités.
« Au premier semestre 2026, le trafic du groupe a été affecté par des réductions des programmes de vols liées au conflit au Moyen-Orient, à la hausse des prix des carburants, ainsi qu’à diverses contraintes opérationnelles sur certaines plateformes du groupe », a détaillé l’entreprise.
Ces perturbations ont particulièrement touché certaines liaisons internationales et long-courriers. Elles ont aussi remis en cause l’optimisme affiché au printemps par la direction. En mai, le PDG de Groupe ADP, Philippe Pascal, indiquait encore ne percevoir « pas d’impact majeur sur les réservations des billets et le volume du trafic », au regard des programmes annoncés par les compagnies pour la saison estivale.
Dans le secteur touristique, plusieurs professionnels estimaient également que Paris pourrait bénéficier de son image de destination sûre dans un environnement international dégradé. Cette dynamique n’a toutefois pas suffi à compenser les réductions de vols observées au cours du semestre.
Orly résiste mieux que Roissy
Les deux plateformes parisiennes ont connu des évolutions contrastées. Orly, davantage tourné vers les destinations européennes, méditerranéennes et internationales de courte ou moyenne distance, a enregistré une hausse de fréquentation de 2 % sur un an.
À l’inverse, le trafic de Roissy-Charles-de-Gaulle a diminué de 0,2 %. Le premier aéroport français a notamment été pénalisé par une conjoncture moins favorable sur le segment long-courrier, plus directement exposé aux tensions géopolitiques et à la hausse des coûts du carburant.
À titre de comparaison, Roissy avait accueilli 72 millions de voyageurs sur l’ensemble de l’année 2025, contre 34,9 millions pour Orly.
Previsions et objectifs financiers 2026 seront réévalués fin juillet
La révision des perspectives de trafic pourrait peser sur les performances financières de Groupe ADP. L’entreprise évaluera précisément ses conséquences lors de la publication de ses résultats semestriels, prévue le 29 juillet après la clôture des marchés.
Cet ajustement sera effectué « en tenant compte des mesures d’économies de coûts mises en œuvre depuis mars 2026, dont les effets compensatoires sont attendus majoritairement au second semestre », a précisé le gestionnaire aéroportuaire.
Groupe ADP cherchera ainsi à limiter les répercussions du ralentissement du trafic sur ses comptes. Le groupe, présent dans de nombreux pays, notamment en Inde, au Chili et à Madagascar, a accueilli 179,2 millions de passagers sur l’ensemble de son réseau au premier semestre. Sa fréquentation mondiale n’a progressé que de 0,2 % sur un an.
Questions fréquentes
Pourquoi ADP baisse ses prévisions de trafic ?
Le groupe invoque des réductions des programmes de vols liées au conflit au Moyen-Orient, à la hausse des prix des carburants et à diverses contraintes opérationnelles sur certaines plateformes.
Quelle croissance ADP prévoit pour 2026 ?
Groupe ADP prévoit désormais une croissance du trafic parisien limitée à environ 0,5 % en 2026, contre une progression comprise entre 1,5 % et 2,5 % anticipée auparavant.
Orly ou Roissy résiste mieux ?
Orly résiste mieux avec une hausse de fréquentation de 2 % sur un an, tandis que le trafic de Roissy-Charles-de-Gaulle a diminué de 0,2 %, pénalisé par le segment long-courrier.
Quand ADP publie ses résultats semestriels ?
Groupe ADP publiera ses résultats semestriels le 29 juillet après la clôture des marchés, en tenant compte des mesures d'économies de coûts mises en œuvre depuis mars 2026.
