La Commission de régulation de l'énergie annonce une hausse de 6,6 % du prix repère du gaz au 1er novembre 2026, soit un surcoût moyen de 12 euros TTC sur le mois. Sur l'année, la facture pourrait être 11 % plus élevée qu'en 2025, environ 135 euros.
| Hausse du prix repère au 1er novembre 2026 | 6,6 %augmentation moyenne TTC, selon la CRE |
|---|---|
| Surcoût moyen en novembre | 12 euros TTCpour les offres indexées sur le prix repère, sur le seul mois de novembre |
| Hausse annuelle potentielle de la facture 2026 vs 2025 | 11 %soit environ 135 euros TTC, si la situation reste stable |
| Part des offres à prix fixe | environ 40 %des consommateurs résidentiels de gaz fin 2025 |
| Niveau des stocks de gaz constitués | près de 90%selon Roland Lescure |
Les dépenses de chauffage s’alourdissent au moment où les températures baissent. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce, dans son communiqué consacré au prix repère du gaz au 1er novembre 2026, une augmentation moyenne de 6,6 % toutes taxes comprises de cet indicateur.
Cette hausse est la « conséquence d’une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois de septembre comparativement à août », explique le régulateur. Elle concerne la composante liée à l’approvisionnement et se répercute sur les offres dont les tarifs sont indexés sur le prix repère de vente de gaz (PRVG).
Un surcoût moyen de 12 euros en novembre
Publié chaque mois par la CRE, le prix repère permet aux consommateurs de comparer les offres et sert de référence à certains contrats des fournisseurs. Il ne constitue pas un tarif réglementé, ceux du gaz ayant disparu le 1er juillet 2023.
Pour les ménages disposant d’une offre indexée sur cet indicateur, la CRE évalue l’augmentation de la facture à 12 euros TTC en moyenne sur le seul mois de novembre. L’effet réel dépendra toutefois de la consommation du foyer et des caractéristiques de son contrat.
Les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas concernés par ce relèvement du prix repère. Ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à la fin de 2025, selon le régulateur.
Une facture annuelle potentiellement supérieure de 11 % à celle de 2025
Sur l’ensemble de l’année, la CRE estime que la facture de gaz pourrait être en moyenne 11 % plus élevée en 2026 qu’en 2025, soit une augmentation d’environ 135 euros TTC.
Cette estimation reste soumise à une condition : que la situation demeure « à peu près stable d’ici la fin de l’année ». Elle tient également compte des prix relativement bas observés au début de 2026.
La progression annuelle de 11 % et le relèvement mensuel de 6,6 % correspondent donc à des comparaisons différentes. Pour les ménages, la rigueur de l’hiver jouera aussi un rôle déterminant : des températures plus basses entraîneraient des besoins de chauffage supplémentaires, amplifiant le poids des prix sur le budget.
Roland Lescure relie la hausse aux tensions géopolitiques
Interrogé dans un entretien à Sud Ouest, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, souligne la persistance des tensions sur les marchés de l’énergie.
« Evidemment, la rigueur de l’hiver va faire qu’on en consomme plus ou moins, mais malheureusement les prix augmentent. Là aussi, pour que ça arrête d’augmenter, il faut que le conflit s’arrête », explique-t-il.
Le ministre défend l’électrification des usages pour réduire l’exposition du pays aux fluctuations des énergies fossiles. « Au fond, c’est la seule vraie manière d’arrêter ces crises, c’est d’arrêter de dépendre du pétrole et du gaz », estime-t-il.
Au-delà de la prochaine facture, l’enjeu porte ainsi sur la capacité des ménages et des entreprises à réduire leur dépendance aux hydrocarbures importés, dont les prix restent sensibles aux crises internationales.
Des stocks constitués à près de 90 %, selon le ministre
Sur les approvisionnements, Roland Lescure se montre plus rassurant. « On a du gaz pour l’hiver », assure-t-il, en rappelant les obligations françaises de reconstitution des réserves. « On est à près de 90% de stocks constitués », précise-t-il.
Le ministre évoque également les volumes sécurisés lors du déplacement d’Emmanuel Macron dans le Golfe. « Pendant son voyage dans le Golfe, le président de la République était au Qatar où il a sécurisé des volumes. C’est très important pour s’assurer qu’on ait du gaz pour l’hiver, c’est quand même l’essentiel. Mais une fois de plus, c’est une crise qui s’impose à nous », ajoute-t-il.
La disponibilité du gaz ne protège cependant pas les consommateurs du renchérissement de l’énergie. Cette charge supplémentaire pèse sur le pouvoir d’achat des ménages comme sur les coûts des entreprises. « C’est comme une taxe qui nous vient de l’extérieur, qui va nous coûter collectivement », résume Roland Lescure.
Questions fréquentes
De combien augmente le prix du gaz au 1er novembre 2026 ?
Le prix repère du gaz augmente de 6,6 % en moyenne TTC, conséquence de la hausse des prix sur les marchés en septembre comparativement à août, selon la CRE.
Qui est concerné par la hausse du prix repère du gaz ?
Les ménages ayant une offre indexée sur le prix repère. Les offres à prix fixe, soit environ 40 % des consommateurs résidentiels fin 2025, ne sont pas concernées.
De combien pourrait augmenter la facture annuelle de gaz en 2026 ?
La CRE estime que la facture pourrait être en moyenne 11 % plus élevée en 2026 qu'en 2025, soit environ 135 euros TTC, si la situation reste stable.
La France a-t-elle assez de gaz pour l'hiver ?
Selon Roland Lescure, la France est à près de 90 % de stocks constitués et a sécurisé des volumes au Qatar lors du déplacement d'Emmanuel Macron dans le Golfe.
Retrouvez cet article dans notre dossier : OPEP+ et marché pétrolier
