Invite de France Inter le 3 novembre, Dominique de Villepin a confirme son intention de se presenter a la presidentielle de 2027, tout en differant l'officialisation. L'ancien Premier ministre ecarte toute alliance avec Gabriel Attal, Edouard Philippe et Jean-Luc Melenchon, revendiquant une offre politique autonome.
Dominique de Villepin entretient l’attente sur le calendrier, mais laisse peu de place au doute sur ses intentions. Invité de France Inter mardi 3 novembre, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a estimé que le contexte de colère dans le pays ne se prêtait pas à l’officialisation immédiate d’une candidature à l’élection présidentielle de 2027.
« Je ne pense pas qu’au milieu d’une situation de colère générale dans notre pays, ajouter une candidature apporte quelque chose. Mais, je vous rassure, soyez patient (…) Il n’y en a pas (de doutes) en ce qui me concerne », a-t-il affirmé.
Déjà engagé de fait dans la course depuis plusieurs mois, l’ancien ministre des Affaires étrangères entend ainsi conserver la maîtrise de son calendrier, tout en affirmant sa volonté de proposer une autre offre politique.
Une candidature encore officieuse malgré des ambitions affirmées
Dominique de Villepin récuse l’idée selon laquelle son attente serait dictée par ses faibles intentions de vote, situées entre 1 et 3 % dans les sondages évoqués lors de l’entretien. Il considère au contraire qu’une déclaration officielle pourrait modifier la perception de sa démarche.
« C’est tout simplement parce que je ne suis pas encore candidat. Le jour où je serai candidat, les choses changeront », assure-t-il.
L’ancien chef du gouvernement cherche à se présenter comme une « voix alternative » dans un paysage politique qu’il juge dominé par les « deux extrêmes qui écrasent l’ensemble du débat » et par les responsables « qui sont sur l’espace du bloc central ». Ce positionnement l’amène à défendre une candidature autonome, à distance des principales forces en présence.
Un refus de la primaire proposée par Gabriel Attal
Cette volonté d’indépendance se traduit par un rejet de la « primaire des démocrates » proposée par Gabriel Attal. Dominique de Villepin refuse de s’inscrire dans un rassemblement porté par des personnalités qu’il associe au bilan d’Emmanuel Macron.
« Les grandes figures aujourd’hui du bloc central sont les héritiers du macronisme, je n’ai donc pas de lien, aucun, avec ses représentants », a-t-il déclaré sur France Inter.
Il écarte également toute perspective d’alliance avec Édouard Philippe, affirmant vouloir défendre une orientation politique distincte de celle des deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron.
« C’est une tout autre conception de la politique que je veux défendre, dans ce contexte il n’y a pas d’alliance ni avec Édouard Philippe ni avec Gabriel Attal », a-t-il ajouté.
Villepin exclut aussi un rapprochement avec Mélenchon
La distance revendiquée avec le bloc central ne signifie pas davantage une ouverture vers Jean-Luc Mélenchon. Dominique de Villepin a explicitement exclu un rapprochement avec le dirigeant de La France insoumise, en mettant en avant sa propre conception de l’équilibre politique.
« La politique que je veux mener n’a rien à voir avec celle de Jean-Luc Mélenchon. Elle est au contraire soucieuse de reconstruire une France qui soit faite d’équilibre et de mesure », a-t-il assuré.
Ses déclarations précisent ainsi les contours de son ambition présidentielle : défendre une offre indépendante, sans rejoindre les alliances évoquées autour du centre ni se rapprocher de La France insoumise. Reste à transformer cette volonté en candidature officielle, puis à élargir une assise électorale encore limitée.
Questions fréquentes
Dominique de Villepin est-il candidat a la presidentielle 2027 ?
Pas encore officiellement. Il affirme ne plus avoir de doutes sur ses intentions mais estime que le contexte de colere ne se prete pas a une officialisation immediate de sa candidature.
Villepin accepte-t-il la primaire de Gabriel Attal ?
Non. Il rejette la primaire des democrates, jugeant que les figures du bloc central sont les heritiers du macronisme, avec lesquels il affirme n'avoir aucun lien.
Villepin envisage-t-il une alliance avec Melenchon ?
Non. Il exclut explicitement tout rapprochement avec Jean-Luc Melenchon, declarant vouloir reconstruire une France faite d'equilibre et de mesure.
Quel est le score de Villepin dans les sondages ?
Ses intentions de vote se situent entre 1 et 3 % selon les sondages evoques lors de l'entretien, un niveau qu'il devra elargir.
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