Face à l’urgence humanitaire qui ravage la bande de Gaza, les dirigeants arabes se réunissent au Caire pour coordonner une réponse collective axée sur la reconstruction rapide et la protection des droits du peuple palestinien
Le Caire se prépare à accueillir, lundi 4 mars, un sommet arabe d’urgence consacré à la situation palestinienne, avec pour priorité la reconstruction de la bande de Gaza. Cette rencontre de haut niveau, qui réunira des dirigeants arabes et des ministres des Affaires étrangères, vise à coordonner une réponse collective face à la catastrophe humanitaire qui frappe l’enclave palestinienne, tout en réaffirmant le refus catégorique de tout déplacement forcé de la population.
Une mobilisation arabe pour Gaza
À la veille du sommet, une réunion préparatoire des ministres arabes des Affaires étrangères se tiendra au Caire, dimanche 3 mars. L’objectif : finaliser les détails du plan global de réhabilitation de Gaza, mené sous l’égide de l’Égypte. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a confirmé que les préparatifs étaient à leur phase finale. « Nous sommes dans les dernières étapes des préparatifs du sommet arabe d’urgence », a-t-il déclaré à la chaîne Al-Qahera News.
Le plan, élaboré par l’Égypte, prévoit la création de zones sécurisées permettant d’assurer la protection des Palestiniens et de faciliter les opérations de reconstruction, sans déplacement de population. Une approche qui s’inscrit dans la position constante du Caire, opposée à toute déportation des habitants de Gaza.
Une stratégie de reconstruction rapide
Samedi 1er mars, le premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a reçu son homologue palestinien, Mohamed Mustafa, pour discuter des derniers aspects du plan de réhabilitation rapide. Selon un communiqué officiel, cette stratégie repose sur une coordination étroite entre les autorités égyptiennes, l’Autorité palestinienne et les institutions humanitaires des Nations-Unies.
Le plan prévoit la restauration des infrastructures essentielles, tout en garantissant la présence des habitants sur leur territoire. « L’Égypte est fermement attachée à soutenir les droits légitimes des Palestiniens, en particulier leur droit à l’autodétermination », a affirmé Mostafa Madbouly, rappelant que la solution à deux États, avec Jérusalem-Est pour capitale, reste la seule issue viable au conflit.
Une réponse arabe aux propositions internationales
Le sommet se tient dans un climat de tensions, marqué par la proposition controversée du président américain visant à transférer une partie des Palestiniens vers l’Égypte et la Jordanie. Le Caire et Amman ont rejeté cette suggestion, la qualifiant d’inacceptable. « Les Palestiniens doivent rester sur leurs terres », martèle la diplomatie égyptienne, appelant à une solution globale basée sur le respect des droits légitimes du peuple palestinien.
Au-delà des enjeux humanitaires immédiats, le sommet du 4 mars ambitionne d’établir une feuille de route pour une reconstruction durable de Gaza. L’Égypte présentera sa vision globale, incluant les aspects politiques, opérationnels et financiers du processus de réhabilitation.
