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Reprise industrielle en Algérie : des signaux positifs portés par le secteur privé, selon l’ONS

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  • Portée par une hausse significative dans le secteur privé, l’activité industrielle en Algérie a enregistré une nette progression au dernier trimestre 2024, selon une enquête de l’ONS.
  • Malgré des défis persistants liés à la vétusté des équipements et à la trésorerie, les industriels se montrent globalement optimistes pour le début de l’année 2025.

  L’industrie nationale retrouve des couleurs. C’est ce que révèle la dernière enquête de l’Office national des statistiques (ONS), menée auprès des chefs d’entreprise. Selon les résultats publiés, l’activité industrielle a progressé au quatrième trimestre 2024, portée principalement par le secteur privé, où la reprise est jugée plus « prononcée ».

Une croissance tirée par le privé

Les chiffres sont clairs : par rapport au trimestre précédent, la production industrielle a enregistré une hausse notable, avec une accélération plus marquée dans les entreprises privées. Les industriels interrogés soulignent également un taux d’utilisation élevé des capacités de production, que ce soit dans le secteur public ou privé, témoignant d’une exploitation quasi maximale des ressources existantes.

Du côté de l’approvisionnement, le secteur privé a bénéficié d’un équilibre entre la demande et la disponibilité des matières premières, même si 40 % des entreprises ont rapporté de légères ruptures de stocks, inférieures à dix jours.

Stabilité dans le public, dynamisme dans le privé

La demande en produits finis est restée stable dans le secteur public mais a progressé dans le privé, tout comme les effectifs, qui ont connu une légère hausse. Pourtant, la majorité des industriels – tous secteurs confondus – estiment ne pas pouvoir augmenter la production par de simples recrutements. Leur verdict est clair : le goulot d’étranglement se situe au niveau des équipements, jugés vieillissants.

Des finances sous tension

 Si l’état de la trésorerie est globalement perçu comme satisfaisant, des obstacles persistent. Les délais de recouvrement qui s’allongent, les charges d’exploitation élevées et les remboursements d’emprunts pèsent sur les marges et limitent les capacités d’investissement.

Autre point noir : les pannes d’équipements, souvent causées par une vétusté ou une surutilisation, ont perturbé temporairement l’activité. Dans le secteur public, un peu plus de 5 % des entreprises ont également subi des coupures d’électricité, entraînant des arrêts de travail de courte durée.

Des perspectives 2025 encourageantes

 Alors que les chefs d’entreprise privés prévoient une stabilité de la production au premier trimestre 2025, leurs homologues du secteur public se montrent plus optimistes, anticipant une hausse de la production et de la demande, ainsi qu’une amélioration de la trésorerie.

Par secteurs, la reprise reste hétérogène :

  • Mines et carrières : activité en progression, prévisions positives.
  • ISMMEE (sidérurgie, mécanique, électrique, électronique) : contraintes financières toujours présentes, mais perspectives de stabilité à court terme.
  • Matériaux de construction et bois : effectifs en hausse, activité attendue stable.
  • Agroalimentaire, textile et cuir : prévisions stables, sans envolée ni repli prévu.
  • Industries chimiques : seule filière à anticiper un recul de la production, malgré une demande stable et une trésorerie jugée saine.

Qu’ils soient publics ou privés, les industriels s’accordent : un renouvellement des équipements permettrait d’augmenter la production sans embauches supplémentaires. Un message clair aux décideurs pour 2025, dans un contexte où la compétitivité passe plus que jamais par la modernisation du tissu industriel.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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