Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a affirmé mardi devoir choisir entre « anéantir » l'Iran ou passer un « accord », qu'il anticipe après les élections de mi-mandat de novembre. Téhéran, par la voix des Gardiens de la Révolution, a durci ses conditions et menacé d'intensifier ses représailles.
| Date de la feuille de route signée | 17 juinaccord évoqué par les Gardiens de la Révolution, rompu depuis |
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| Échéance d'un éventuel accord | novembrescrutin de mi-mandat aux États-Unis, anticipation de Trump |
| Début de la guerre évoquée | févrierfrappes israélo-américaines selon les Gardiens de la Révolution |
Donald Trump maintient la pression sur Téhéran tout en évoquant une issue diplomatique. Devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), à New York, le président américain a déclaré mardi devoir choisir entre « anéantir » l’Iran ou passer un « accord » avec les autorités iraniennes.
« Je crois que nous passerons un accord juste après les élections », a-t-il ajouté, en référence au scrutin de mi-mandat prévu en novembre aux États-Unis. Cette perspective intervient alors que les deux pays affichent des positions toujours éloignées sur les conditions d’une sortie du conflit.
Le nucléaire au cœur des exigences américaines
À la tribune des Nations unies, Donald Trump a appelé à renforcer la pression internationale sur la République islamique. « J’appelle les pays du monde à isoler l’Iran », a lancé le président américain.
Il a également réaffirmé son opposition à l’acquisition de l’arme atomique par Téhéran : « Je ne permettrai jamais à l’Iran d’avoir l’arme nucléaire. » Avant d’insister : « L’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire. »
L’échéance évoquée pour un éventuel accord reste toutefois une anticipation du président américain, et non l’annonce d’un calendrier de négociations accepté par les deux parties.
Les Gardiens de la Révolution durcissent leurs conditions
Côté iranien, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi, a affirmé à l’AFP que l’Iran avait « durci » ses exigences pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis.
« Nous avions convenu de ces conditions avec les États-Unis, mais ils ont rompu l’accord », a-t-il accusé, en référence à la feuille de route signée le 17 juin, qui n’a pas empêché une reprise des hostilités. « Nous avons donc durci nos conditions en conséquence », a-t-il poursuivi, assurant que « les États-Unis n’ont d’autre choix que d’accepter nos conditions ».
Ces déclarations ne précisent pas les nouvelles concessions exigées de Washington. Elles soulignent néanmoins la fermeté affichée par les Gardiens de la Révolution face à la perspective d’un règlement diplomatique.
Téhéran menace d’intensifier ses représailles
Hossein Mohebi a également prévenu que l’Iran « intensifiera » ses représailles en cas de nouvelles attaques américaines sur son territoire. « Notre résistance s’intensifiera assurément, forte de l’expérience acquise », a-t-il déclaré, en évoquant la guerre déclenchée en février par des frappes israélo-américaines.
« Cette fois, nous ne nous contenterons pas de riposter mais notre approche sera offensive, et l’Amérique regrettera son action et sera plus humiliée que jamais », a-t-il ajouté, alors que Donald Trump s’exprimait devant l’Assemblée générale de l’ONU.
Le porte-parole a par ailleurs assuré que les Gardiens de la Révolution rejetaient les tentatives de contact américaines. « Les Américains ont essayé de nous contacter mais nous refusons toute prise de contact. Nos contacts avec l’ennemi, tant qu’il est hostile, se font uniquement par les armes », a-t-il affirmé. Il a précisé que la diplomatie relevait du ministère iranien des Affaires étrangères, selon les propos rapportés par The Guardian.
Marco Rubio laisse la porte ouverte à une rencontre
Malgré ces échanges de menaces, Washington ne ferme pas la voie à des discussions au plus haut niveau. Interrogé par NBC sur une éventuelle rencontre avec le président iranien en marge de l’Assemblée générale, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré : « Nous sommes ouverts à cette idée ».
« Je ne pense pas qu’une rencontre soit prévue pour l’instant, mais nous sommes tout à fait ouverts à une telle initiative, surtout si elle peut déboucher sur quelque chose de positif et, à terme, permettre d’atteindre l’objectif ultime de toute cette affaire, à savoir que l’Iran ne puisse jamais disposer de l’arme nucléaire », a-t-il précisé.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, devait pour sa part s’envoler mardi pour New York. Il a promis d’y « défendre fermement » les positions de son pays. Aucune rencontre avec Donald Trump n’était annoncée, le président américain devant quitter la ville avant l’arrivée de son homologue.
Questions fréquentes
Que veut Trump sur le nucléaire iranien ?
Il refuse que l'Iran obtienne l'arme atomique : « Je ne permettrai jamais à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire. » Il appelle aussi les pays du monde à isoler la République islamique.
Un accord entre les États-Unis et l'Iran est-il prévu ?
Trump anticipe un accord « juste après les élections » de mi-mandat de novembre, mais il ne s'agit pas d'un calendrier accepté par les deux parties.
Quelle est la position des Gardiens de la Révolution ?
Leur porte-parole Hossein Mohebi affirme avoir « durci » les conditions iraniennes, rejette les contacts américains et menace d'une riposte « offensive » en cas de nouvelles attaques.
Une rencontre Trump-Pezeshkian a-t-elle lieu à l'ONU ?
Aucune rencontre n'était annoncée. Trump devait quitter New York avant l'arrivée du président iranien Massoud Pezeshkian, malgré l'ouverture affichée par Marco Rubio.
