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À l’ONU, la France martèle qu’il n’y a « pas d’alternative » à la solution à deux États

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  • Alors qu’Israël et les États-Unis boycottent une conférence internationale à l’ONU, la France prend le leadership diplomatique en réaffirmant qu’il n’existe « aucune alternative » à la solution à deux États.
  • Paris confirme qu’elle reconnaîtra officiellement l’État palestinien dès septembre et appelle la communauté internationale à suivre son exemple.

   En marge de la conférence internationale organisée à l’ONU ce lundi 28 juillet, la France a réaffirmé avec force qu’une solution politique à deux États, israélien et palestinien, reste la seule voie possible pour parvenir à une paix durable au Proche-Orient. Une position claire, défendue à la tribune par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un contexte de tensions régionales exacerbées et de blocages diplomatiques persistants.

« Il n’existe pas d’alternative », a martelé le chef de la diplomatie française. « Seule une solution politique à deux États permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. »

La conférence, coprésidée par Paris et Ryad, a toutefois été vivement critiquée par Israël et les États-Unis, grands absents de cette initiative. Washington a dénoncé une démarche « improductive et inopportune », tandis que Tel-Aviv y voit un « renforcement de l’illusion » diplomatique.

Un tournant dans la position française

Alors que le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier sa volonté de reconnaître officiellement l’État palestinien en septembre, la France entend désormais imprimer une dynamique politique nouvelle à la question israélo-palestinienne. Une « dynamique inédite et inarrêtable », selon Jean-Noël Barrot, qui a évoqué des mesures concrètes pour préserver la perspective d’un État palestinien viable.

« Il est illusoire d’espérer un cessez-le-feu pérenne sans dessiner une vision commune de l’après-guerre à Gaza », a-t-il ajouté, estimant que l’heure était venue d’«offrir une alternative à l’état de guerre permanent ».

Le ministre a aussi rappelé que les conditions posées par Benjamin Netanyahou en 2009 pour la reconnaissance d’un État palestinien sont aujourd’hui réunies. Il a exhorté les États membres de l’ONU à emboîter le pas de la France dans la reconnaissance formelle de la Palestine.

Appel à un cessez-le-feu et à la fin des souffrances civiles

Au-delà du volet politique, la France a lancé un appel collectif à l’action. Elle demande un cessez-le-feu immédiat et durable, la libération de tous les otages encore détenus, et la fin du calvaire des civils à Gaza. Ces déclarations s’inscrivent dans une volonté d’endiguer une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.

« Cette guerre a trop duré. Elle doit cesser », a insisté Barrot, dénonçant l’inaction et les divisions internationales.

Une position fondée sur le droit des peuples

Enfin, le ministre a rappelé le soutien historique de la France à la création de l’État d’Israël après la Shoah, insistant sur le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Un droit que Paris entend désormais défendre avec la même fermeté pour les Palestiniens.

« Comme nous avons soutenu le peuple d’Israël dans son droit à disposer d’un État, nous soutenons aujourd’hui ce même droit pour les Palestiniens », a-t-il déclaré.

Une ligne diplomatique affirmée, mais isolée ?

Si la France espère entraîner d’autres capitales occidentales dans son sillage, la prudence reste de mise. Jean-Noël Barrot a affirmé que plusieurs pays annoncent également leur volonté de reconnaître l’État palestinien d’ici la fin de la conférence mercredi, sans toutefois les nommer.

Reste à savoir si cette initiative suffira à sortir le processus de paix de l’impasse où il se trouve depuis de longues années. En l’absence de consensus international, et face au rejet des principaux protagonistes, la voie vers deux États demeure semée d’obstacles.

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