- Le classement de Shanghai 2025 confirme la domination américaine avec Harvard, Stanford et le MIT en tête.
- Paris-Saclay conserve son rang de première université française et première d’Europe continentale, malgré un léger recul au 13ᵉ rang mondial.
Les universités américaines confirment leur suprématie dans le nouveau classement de Shanghai publié vendredi 15 août, occupant huit des dix premières places. Le podium reste inchangé : Harvard en tête, suivie de Stanford et du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Du côté britannique, Cambridge décroche la 4ᵉ place et Oxford la 6ᵉ.
Paris-Saclay reste leader français malgré un léger recul
Si les États-Unis et le Royaume-Uni continuent de truster les premières places, Paris-Saclay conserve son statut de première université française et première d’Europe continentale, malgré un recul de la 12ᵉ à la 13ᵉ place mondiale.
Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur salue cette performance, rappelant que l’établissement « conserve son rang de première université française avec une 13ᵉ place mondiale et une 3ᵉ place européenne ».
Derrière Paris-Saclay, PSL (Paris Sciences & Lettres) se hisse à la 34ᵉ place et Sorbonne Université à la 43ᵉ. Deux établissements français font leur entrée dans le prestigieux classement : l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l’Université de Picardie Jules-Verne Amiens.
Dans le Top 100 figure également l’Université Paris Cité (60ᵉ). Plus largement, la France compte huit établissements dans le Top 200, dont Strasbourg, Aix-Marseille, Grenoble-Alpes et Montpellier.
« Ce résultat est une reconnaissance internationale de l’excellence de notre recherche. Il valide également l’efficacité de notre politique universitaire, qui a permis à la France de renforcer sa position scientifique sur la scène mondiale », a indiqué Élisabeth Borne, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans un communiqué .
Des critères élitistes mais influents
Créé en 2003 par l’université Jiao Tong de Shanghai, le classement évalue les établissements selon six critères : le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les diplômés et anciens professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités, les publications dans Science et Nature, le volume de publications indexées, et la performance académique ramenée au nombre d’enseignants-chercheurs permanents.
Ces indicateurs, souvent jugés élitistes, favorisent les grandes universités anglophones. « Il ne faut pas faire dire aux critères plus que ce qu’ils ne disent », reconnaît Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur franceinfo. « Mais quand on a des médailles d’or, quand on a un Léon Marchand, on s’en réjouit », ajoute-t-elle, évoquant les performances sportives comme métaphore de l’excellence académique.
« Un beau résultat » pour la France
La ministre salue « un beau résultat qui progresse (…) dont on peut être fiers » et insiste sur l’importance de ce classement, « regardé par les étudiants et les entreprises à l’étranger ». Il permet, selon elle, de placer les universités françaises « sur les radars internationaux » et constitue « la reconnaissance du travail de tous les acteurs et en particulier des chercheurs ».
Cependant, Sylvie Retailleau admet que des efforts restent à fournir pour améliorer l’attractivité : « La France doit être plus attractive pour nos chercheurs, nos enseignants-chercheurs au niveau de leur environnement, de leur salaire ». Elle met en avant la loi de programmation pour la recherche lancée en 2020, qui « commence à porter ses fruits » et a permis « d’attirer entre 45 et 50 % [de talents] qui reviennent ou qui viennent de l’étranger ».
