- Selon une étude publiée le 15 janvier par la CLCV, les tarifs bancaires augmentent de 3% en moyenne en 2026.
Cette hausse est principalement portée par la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires.
Selon une étude publiée jeudi 15 janvier par l’association de consommateurs CLCV, les tarifs bancaires progressent de 3% en moyenne cette année. En cause : la hausse des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, mais aussi le renchérissement de certains retraits et des frais liés aux incidents de paiement.
« Cette évolution est principalement liée à la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, qui constituent les principaux postes de dépenses récurrentes« , soulignent les auteurs.
Des frais bancaires en hausse pour la deuxième année consécutive
La hausse se confirme, année après année. D’après la CLCV, les tarifs bancaires augmentent à nouveau de 3% en moyenne en 2026, après une progression similaire l’an dernier. L’association pointe une dynamique portée par les dépenses récurrentes, celles qui s’appliquent à la majorité des clients, quel que soit leur usage.
Frais de tenue de compte : le “socle” du service bancaire en forte progression
Premier poste visé : les frais de tenue de compte, qualifiés de « socle indispensable du service bancaire ». Ils augmentent de plus de 6% en 2026, pour atteindre 24,64 euros par an, après une hausse de 8% l’année précédente. Un mouvement qui pèse d’autant plus que ces frais s’ajoutent à l’ensemble des services courants.
Cartes bancaires : +2% “quel que soit le type de carte”
Deuxième moteur de hausse : les cartes. La CLCV relève que les tarifs des cartes bancaires augmentent de plus de 2%, « quel que soit le type de carte ». Une augmentation qui touche aussi bien les offres d’entrée de gamme que les cartes plus premium, et qui vient s’ajouter aux autres coûts associés au compte.
Des hausses nettement au-dessus de l’inflation
Ces progressions se distinguent par leur rythme, supérieur à celui des prix. En comparaison, l’Insee a mesuré une inflation de 0,8% sur un an en décembre. Un écart qui nourrit l’impression d’une facture bancaire de plus en plus difficile à contenir, même en période d’inflation modérée.
Retraits hors réseau et incidents de paiement : la note s’alourdit
Et la hausse ne s’arrête pas aux abonnements et aux cartes. L’étude note également que les retraits aux distributeurs automatiques d’une autre banque deviennent plus onéreux. Par ailleurs, les clients confrontés à des incidents de paiement verront des frais davantage facturés, un point particulièrement sensible pour les ménages les plus fragiles.
Combien vont payer les clients en 2026 ? Trois profils, trois factures
Pour mesurer l’impact, la CLCV distingue plusieurs profils de consommateurs :
- “Petits consommateurs”, avec un ensemble de services de base : 71,71 euros en moyenne en 2026 (+2,98%).
- Consommateurs “moyens”, par exemple un couple avec deux cartes incluant une assurance perte et vol : 135,47 euros(+3,77%)
- “Gros consommateurs”, avec deux titulaires “haut de gamme” (carte Gold ou Premier) et de nombreux retraits : 221,16 euros (+3,04%).
Quelles banques sont les mieux placées… et lesquelles sont les plus chères ?
En analysant les grilles tarifaires en vigueur au 1er février 2026 dans une centaine d’établissements, la CLCV observe des écarts notables selon les réseaux et les profils. Certaines caisses du Crédit Agricole se révèlent compétitives sur l’ensemble des segments, tandis que le LCL se démarque pour les petits consommateurs et le Crédit Coopératif pour les profils plus fortunés.
À l’inverse, « le réseau de banque de détail de la Société Générale figure (…) parmi les banques les plus chères sur l’ensemble des profils », indique l’association, qui cite aussi « dans une moindre mesure » certaines Banques populaires.
Banque en ligne : une option à considérer, avec prudence
Face à la hausse, la CLCV invite les clients à comparer et à envisager d’autres solutions : « Se tourner vers la banque en ligne peut constituer une alternative intéressante à condition d’être attentif aux éventuelles conditions et d’être adapte du fonctionnement à distance », conseille l’association.
Dans un contexte de hausse généralisée, la comparaison des offres (tenue de compte, carte, retraits, incidents) et l’adéquation entre services payés et usage réel restent les principaux leviers pour éviter que la facture bancaire ne continue de s’alourdir en 2026.
