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mercredi, avril 15, 2026
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Minneapolis : Donald Trump accuse les démocrates après la mort de deux Américains lors d’opérations de l’ICE

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  • La mort d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans tué lors d’une manifestation contre la police de l’immigration (ICE), ravive la colère à Minneapolis, déjà sous tension depuis le décès de Renee Good le 7 janvier.
  • Donald Trump a dénoncé dimanche un “chaos provoqué par les démocrates”, tandis que Barack Obama, Bill Clinton et le gouverneur du Minnesota Tim Walz appellent à une réaction face à une situation explosive.

   Minneapolis traverse depuis plusieurs semaines une période de fortes turbulences, marquée par un mouvement de protestation contre la présence et les opérations de l’ICE. Samedi, Alex Pretti, infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué lors d’une manifestation contre ces opérations.

Sa mort s’ajoute à celle de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l’ICE, également à Minneapolis. Deux décès rapprochés qui alimentent les tensions dans une ville d’environ 400 000 habitants, désormais rythmée par les rassemblements, les appels au calme… et la colère.

Dimanche, malgré un froid glacial, de nombreux habitants se sont recueillis devant un mémorial de fortune dressé sur le lieu des tirs en hommage à Alex Pretti.

 Trump pointe les “villes sanctuaires” et dénonce un “chaos démocrate”

 Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a imputé ces morts à l’opposition démocrate : “Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates.”

 Le président américain a ciblé directement les juridictions dites “sanctuaires”, accusées de freiner l’action fédérale.

“Les villes et les Etats sanctuaires dirigés par les démocrates refusent de coopérer avec l’ICE et encouragent même des agitateurs d’extrême gauche à entraver illégalement ses opérations visant à arrêter les pires criminels !”, a t-il affirmé

Dans la même publication, Donald Trump a affirmé que cette dynamique ferait peser un risque sur la sécurité publique : “En agissant ainsi, les démocrates privilégient les criminels étrangers en situation irrégulière au détriment des citoyens respectueux des lois et contribuables, créant ainsi une situation dangereuse pour tous.”

Obama appelle au “sursaut”, Clinton dénonce des “scènes horribles”

 Face à l’escalade, Barack Obama a appelé, dans une longue déclaration publiée sur les réseaux sociaux, à un “sursaut” des Américains, estimant que des valeurs fondamentales sont “attaquées” aux États-Unis. L’ancien président démocrate a également critiqué une administration Trump qu’il juge “désireuse d’aggraver la situation”.

 Bill Clinton a lui aussi pris la parole dimanche, appelant à la mobilisation civique et dénonçant ce qui se déroule à Minneapolis : il a exhorté les Américains à “se lever et s’exprimer”, fustigeant des “scènes horribles”. L’ancien président a insisté sur l’enjeu démocratique : “Il appartient à tous ceux d’entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s’exprimer.” Il a également accusé l’exécutif d’avoir trompé le public, estimant que l’administration Trump “nous a menti” au sujet de ces deux morts.

Tim Walz demande le retrait de “3 000 agents non formés”

Dans le Minnesota, la pression politique monte aussi au niveau local. Tim Walz, gouverneur de l’État dont Minneapolis est la plus grande ville, a réclamé une nouvelle fois l’arrêt de l’opération fédérale de grande envergure.

Dans un message publié sur X, il a plaidé pour un retrait immédiat : “Le Minnesota croit en l’Etat de droit et l’ordre public. Nous croyons en la paix. Et nous pensons que Trump doit retirer ses 3 000 agents non formés du Minnesota avant qu’ils ne tuent un autre Américain dans la rue.”

 Au-delà du drame humain, la séquence ouvre une confrontation frontale entre la Maison-Blanche et les responsables démocrates, sur fond de politique migratoire et de coopération entre autorités locales et fédérales.

À Minneapolis, la population reste suspendue à la suite : apaisement durable ou nouvelle flambée de violences, alors que les manifestations se poursuivent et que les prises de position se durcissent.

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