- À partir de ce mercredi 27 mai à 8 heures, les actifs modestes utilisant leur voiture pour travailler peuvent demander une aide carburant portée à 100 euros.
- Le dispositif, ciblé sur les « grands rouleurs », doit concerner près de trois millions de Français.
Une aide doublée pour amortir la hausse des carburants. Très attendue par les automobilistes, l’aide carburant destinée aux « grands rouleurs » entre en vigueur ce mercredi 27 mai. Le dispositif vise à limiter l’impact de la hausse des prix à la pompe pour les actifs contraints d’utiliser leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité professionnelle.
Comme l’avait détaillé le Premier ministre Sébastien Lecornu, cette aide cible en priorité les travailleurs qui utilisent leur voiture « notamment pour se rendre sur leur lieu de travail ». Concrètement, le plafond de l’indemnité, jusqu’ici fixé à 50 euros, est doublé pour atteindre 100 euros.
Selon le gouvernement, cette aide représente l’équivalent de 20 centimes d’euro par litre, sur la base d’une consommation moyenne de carburant de six mois, précise le site Service-public. Elle pourrait bénéficier à trois millions de Français, selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Les demandes devront être effectuées en ligne. Un formulaire sera disponible dès ce mercredi sur l’espace personnel des contribuables, via le site impots.gouv.fr.
Des conditions strictes d’éligibilité
Pour bénéficier de cette indemnité carburant, plusieurs critères doivent être remplis. Les demandeurs doivent résider en France, avoir été domiciliés fiscalement en France au titre de l’année 2024 et être nés avant le 1er janvier 2009.
« Vous devez en outre utiliser un véhicule personnel à des fins professionnelles, et être considéré comme un grand rouleur », précise le gouvernement. Cette catégorie concerne les actifs parcourant au moins 15 km par trajet domicile-travail, soit 30 km aller-retour, ou au moins 8 000 km par an dans le cadre de leur activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus.
Un plafond de revenus fixé à 16 880 euros par part
Le dispositif reste ciblé sur les foyers modestes. Les ressources prises en compte sont celles perçues en 2024. « Pour pouvoir recevoir l’aide, vous devez appartenir à un foyer dont le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, était inférieur ou égal à 16 880 euros », détaille le site Service-public.
Avec cette mesure, l’exécutif cherche à répondre à une double pression : la hausse persistante du coût des carburants et la dépendance à la voiture dans de nombreux territoires, notamment pour les trajets domicile-travail.
