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mercredi, juillet 15, 2026
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Intelligence artificielle : Bercy lance la DIAN pour accélérer sa transformation numérique

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  • Bercy franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’intelligence artificielle au sein de l’État.
  • Avec la création de la DIAN, les ministères économiques et financiers veulent accélérer la modernisation de leurs administrations, améliorer le service rendu aux usagers et renforcer leur souveraineté numérique.

    L’intelligence artificielle s’installe durablement au cœur de l’action publique. Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, ainsi qu’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont annoncé la création de la Direction de l’intelligence artificielle et du numérique (DIAN).

Cette nouvelle entité succède à l’actuel Service du numérique du Secrétariat général des ministères économiques et financiers (MEF). Sa mission : définir et mettre en œuvre la stratégie numérique et IA de l’ensemble des administrations de Bercy.

Avec cette décision, Bercy devient le premier ministère français à intégrer explicitement l’intelligence artificielle dans l’intitulé et les compétences d’une direction centrale.

Une feuille de route IA attendue avant la fin du mois

La création de la DIAN s’accompagnera de la publication, avant la fin du mois de juin, d’une feuille de route dédiée à l’intelligence artificielle pour la période 2026-2027.

Cette stratégie s’inscrira dans le respect du cadre réglementaire existant, notamment la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique ainsi que la doctrine « cloud au centre ». Elle devra permettre de généraliser l’accès aux outils d’IA pour les agents publics tout en garantissant un environnement sécurisé et adapté aux besoins des différents métiers.

Parmi les priorités affichées figurent la mutualisation des infrastructures et des capacités de calcul, l’accélération du développement d’applications d’intelligence artificielle, l’intégration de l’IA dans les processus de développement logiciel et le renforcement de la gouvernance numérique à l’échelle ministérielle et interministérielle.

L’ambition est également d’appuyer les usages sur les besoins opérationnels des administrations plutôt que sur une logique purement technologique.

Faire de l’IA un levier de performance publique

Pour le gouvernement, l’intelligence artificielle représente un outil majeur de modernisation de l’État et d’amélioration du service rendu aux usagers.

« L’intelligence artificielle constitue l’une des transformations économiques les plus importantes de notre époque. Pour que la France reste dans la course, l’État doit être exemplaire dans sa capacité à adopter ces technologies, à les diffuser et à les mettre au service de sa performance. Avec la création de la DIAN, Bercy se dote d’une organisation à la hauteur de cette ambition », souligne Roland Lescure.

Même constat du côté de Serge Papin, qui estime que « l’intelligence artificielle doit permettre à l’administration de gagner en efficacité et en réactivité au bénéfice des entreprises, des commerçants, des artisans et de l’ensemble des acteurs économiques». Selon lui, « la DIAN donnera à Bercy les moyens de conduire cette transformation dans la durée ».

Une IA au service des agents publics

La réforme portée par David Amiel vise également à transformer le quotidien des agents de l’État en automatisant certaines tâches administratives à faible valeur ajoutée.

« Personne n’est devenu contrôleur des finances publiques, douanier ou acheteur public pour rechercher des documents ou rédiger des comptes rendus. L’intelligence artificielle doit permettre aux agents de consacrer davantage de temps à leur cœur de métier », affirme le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Pour lui, « la création de la DIAN traduit notre volonté de déployer durablement une IA utile, humaine et souveraine au sein de nos services publics ».

La future stratégie ministérielle reposera d’ailleurs sur un vaste programme de formation et d’accompagnement destiné à favoriser l’appropriation des outils d’IA par l’ensemble des agents.

Soutenir l’écosystème français et européen de l’IA

Au-delà des enjeux internes à l’administration, le gouvernement souhaite également faire de la commande publique un levier de développement de la filière française et européenne de l’intelligence artificielle.

« Le développement d’un écosystème français et européen de l’intelligence artificielle passe aussi par la commande publique et par l’adoption de ces technologies au sein de l’administration », souligne Anne Le Hénanff.

La ministre déléguée estime que « la première Direction de l’intelligence artificielle et du numérique de l’État » permettra à Bercy « d’améliorer les performances de ses administrations, tout en envoyant un signal fort aux acteurs de l’innovation » et contribuera à « structurer un marché de confiance pour les solutions d’IA ».

Pour Aurélie Lapidus, secrétaire générale des ministères économiques et financiers, cette nouvelle organisation doit enfin permettre « d’accélérer les déploiements, de renforcer la cohérence de nos investissements et d’accompagner plus efficacement les directions dans leurs projets numériques et d’intelligence artificielle ».

La Rédactionhttps://echosplus.com
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