Le PIB francais a progresse de 0,2 % au deuxieme trimestre 2026, selon l'Insee, apres un recul de 0,1 % au premier trimestre. Ce rebond modere repose surtout sur les exportations, qui ont bondi de 2,6 %, tandis que l'investissement et les stocks continuent de peser sur l'activite.
| Croissance du PIB au 2e trimestre 2026 | 0,2 %Premiere estimation Insee, apres -0,1 % au 1er trimestre |
|---|---|
| Contribution du commerce exterieur au PIB | 0,6 point2e trimestre 2026 |
| Rebond des exportations | 2,6 %Apres une contraction de 3,1 % au trimestre precedent |
| Exportations de materiels de transport | 20,1 %Portees par l'aeronautique |
| Consommation des menages | 0,2 %Apres une baisse de 0,3 % entre janvier et mars |
L’économie française retrouve de justesse le chemin de la croissance. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre 2026, après avoir reculé de 0,1 % au cours des trois premiers mois de l’année, selon la première estimation publiée par l’Insee jeudi 30 juillet.
Cette performance se situe en deçà de la hausse de 0,3 % précédemment anticipée par l’Institut national de la statistique et des études économiques. Elle correspond toutefois aux prévisions de la Banque de France, dans un environnement international toujours marqué par de fortes incertitudes.
La consommation des ménages repart timidement
La demande intérieure finale, hors variations de stocks, a de nouveau soutenu l’activité. Sa contribution à l’évolution du PIB atteint 0,1 point, après une contribution négative de 0,2 point au premier trimestre.
Principal moteur traditionnel de l’économie française, la consommation des ménages a augmenté de 0,2 %, après une baisse de 0,3 % entre janvier et mars. Ce redressement reste néanmoins mesuré et contrasté selon les catégories de dépenses.
Les achats de biens fabriqués ont progressé de 1 %, notamment grâce aux dépenses consacrées aux matériels de transport. La consommation de services a, pour sa part, augmenté de 0,2 %, portée notamment par les services aux ménages et par un léger rebond de l’hébergement-restauration.
À l’inverse, les dépenses alimentaires ont encore diminué de 0,3 %. La consommation de produits pétroliers raffinés a chuté de 3,5 %, tandis que celle d’énergie, d’eau et de services liés aux déchets a reculé de 0,5 %.
La consommation des administrations publiques a parallèlement progressé de 0,4 %, après une hausse de 0,3 % au trimestre précédent.
Les exportations, principal moteur du rebond
Le commerce extérieur constitue le principal soutien à la croissance française au deuxième trimestre. Sa contribution au PIB s’est élevée à 0,6 point, après avoir pesé à hauteur de 0,8 point sur l’activité au premier trimestre.
Les exportations ont rebondi de 2,6 %, après une contraction de 3,1 % au cours des trois mois précédents. Cette reprise repose notamment sur les matériels de transport, dont les ventes à l’étranger ont bondi de 20,1 %. L’aéronautique a joué un rôle déterminant après un début d’année particulièrement dégradé.
Les exportations de biens d’équipement ont également progressé de 3,5 %, tandis que celles de services ont augmenté de 1,5 %, soutenues par les prestations destinées aux entreprises.
Les importations ont, elles aussi, retrouvé une trajectoire positive, mais à un rythme plus modéré de 0,8 %, après une baisse de 0,7 % au premier trimestre. L’écart entre la progression des exportations et celle des importations explique ainsi la contribution favorable des échanges extérieurs.
La production se redresse, l’industrie ralentit
La production totale de biens et de services a augmenté de 0,3 %, après avoir stagné au premier trimestre. Cette amélioration provient essentiellement des services marchands hors construction, dont la production a accéléré de 0,6 %, contre seulement 0,1 % au cours des trois mois précédents.
Les transports, les services aux entreprises, l’information-communication et les services aux ménages ont soutenu cette dynamique. Le commerce et l’hébergement-restauration se sont montrés moins vigoureux.
Dans l’industrie manufacturière, la production n’a progressé que de 0,1 %, après une hausse de 0,5 %. L’aéronautique est restée bien orientée, mais l’industrie automobile a enregistré son quatrième trimestre consécutif de recul, avec une baisse de 3,6 %.
La construction demeure également en difficulté. Sa production a diminué de 0,5 %, après une chute de 1,7 % au premier trimestre, sous l’effet notamment du repli des travaux publics.
L’investissement et les stocks freinent l’activité
Le redressement de l’économie reste fragile. La formation brute de capital fixe, qui mesure l’investissement, a encore diminué de 0,3 %, après une baisse de 0,8 % au premier trimestre. Le recul s’est poursuivi dans la construction, tandis que l’investissement en services marchands a stagné.
Les variations de stocks ont par ailleurs amputé la croissance de 0,6 point, après l’avoir soutenue à hauteur de 0,9 point au trimestre précédent. Ce mouvement traduit un déstockage des entreprises, principalement dans le secteur aéronautique, après une phase de constitution importante de stocks en début d’année.
Au total, la hausse du PIB confirme un redémarrage de l’activité française, mais celui-ci demeure modéré et largement tributaire du commerce extérieur. La faiblesse persistante de l’investissement et la reprise encore limitée de la consommation continuent de peser sur la solidité de la croissance.
Questions fréquentes
Quelle est la croissance du PIB francais au 2e trimestre 2026 ?
Le PIB a progresse de 0,2 % au deuxieme trimestre 2026, selon la premiere estimation de l'Insee, apres un recul de 0,1 % au premier trimestre.
Qu'est-ce qui a soutenu la croissance francaise ?
Le commerce exterieur est le principal moteur, avec une contribution de 0,6 point. Les exportations ont rebondi de 2,6 %, notamment grace aux materiels de transport et a l'aeronautique.
Comment evolue la consommation des menages ?
La consommation des menages a augmente de 0,2 %, apres une baisse de 0,3 %. Les biens fabriques progressent de 1 %, mais les depenses alimentaires reculent encore de 0,3 %.
Pourquoi la croissance reste-t-elle fragile ?
L'investissement a encore diminue de 0,3 % et les variations de stocks ont ampute la croissance de 0,6 point, en raison d'un destockage dans l'aeronautique.
