Plus de 500 entreprises touchées par les incendies dans le Sud-Ouest ont demandé à bénéficier de l'activité partielle. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou promet des indemnités début août et une prise en charge de 60 % du salaire. L'Urssaf peut décaler l'appel à cotisation jusqu'à douze mois.
| Entreprises recourant à l'activité partielle | Plus de 500 entreprisestouchées par les incendies dans le Sud-Ouest |
|---|---|
| Prise en charge du salaire | 60 %dispositif d'activité partielle |
| Entreprises évacuées en Gironde | plus de 13.000 sociétés |
| Entreprises et travailleurs empêchés d'exercer | 14.500 entreprises et 130.000 travailleursestimation Chambre de commerce et d'industrie |
| Surface parcourue par l'incendie | environ 42.000 hectaresGironde, feu stabilisé mais pas fixé |
Plus de 500 entreprises touchées par les incendies dans le Sud-Ouest ont déjà demandé à bénéficier du dispositif d’activité partielle. Invité d’Europe 1 mercredi 29 juillet, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a assuré que les dossiers seraient instruits rapidement afin de limiter les conséquences sociales de la catastrophe.
« Les indemnités vont arriver début août », a-t-il annoncé, saluant une « mobilisation en urgence » des services de l’État. Le ministère du Travail avait demandé dès mardi que les demandes déposées par les entreprises sinistrées, évacuées ou contraintes de réduire leur activité soient traitées en priorité.
Une prise en charge pour préserver les emplois
L’activité partielle doit permettre aux entreprises momentanément empêchées de fonctionner de conserver leurs salariés et leurs savoir-faire. « C’est une prise en charge de 60 % du salaire, on aide les entreprises à garder les emplois et les compétences pour les entreprises sinistrées et évacuées », a détaillé Jean-Pierre Farandou sur Europe 1.
Le mécanisme vise notamment les établissements directement endommagés par les flammes, ceux situés dans des zones évacuées ainsi que les entreprises dont l’activité a fortement diminué en raison des restrictions d’accès ou des fumées.
L’enjeu dépasse les seules entreprises ayant déjà engagé une démarche. En Gironde, plus de 13.000 sociétés ont dû être évacuées, tandis que la Chambre de commerce et d’industrie estime qu’environ 14.500 entreprises et 130.000 travailleurs sont désormais empêchés d’exercer normalement leur activité.
Des cotisations sociales étalées sur douze mois
Pour soulager la trésorerie des entreprises, le gouvernement mobilise également le réseau des Urssaf. « J’ai décidé de demander à l’Urssaf de décaler l’appel à cotisation jusqu’à douze mois et d’aller au-devant des entreprises pour qu’elles soient au courant», a expliqué le ministre du Travail.
Les employeurs concernés peuvent demander un délai de paiement pour leurs cotisations sociales. Les pénalités et majorations liées aux retards provoqués par les incendies doivent faire l’objet d’une remise, selon les mesures d’urgence présentées par l’Urssaf.
Les travailleurs indépendants peuvent également solliciter le report de leurs échéances sans frais supplémentaires. Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) a, de son côté, activé une aide financière d’urgence pouvant atteindre 2.000 euros sous certaines conditions.
Ces dispositifs répondent à la demande de « souplesse administrative » et d’« empathie » formulée mardi par Serge Papin, ministre chargé des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat.
Une reprise encore suspendue à l’évolution des feux
L’urgence économique reste étroitement liée à la situation sur le terrain. En Gironde, la nuit de mardi à mercredi a été « calme », malgré plusieurs reprises de feu rapidement traitées, selon la préfecture. L’incendie, toujours stabilisé mais pas encore fixé, a parcouru environ 42.000 hectares.
Les conditions météorologiques demeurent néanmoins défavorables. La hausse des températures, la baisse du taux d’humidité et les rafales de vent entretiennent le risque de nouvelles reprises, alors que plus de 2.000 sapeurs-pompiers restent mobilisés.
Le gouvernement doit réunir jeudi à Bercy les représentants des entreprises et les acteurs économiques concernés. Cette rencontre devra notamment préciser l’accompagnement des travailleurs saisonniers et des sociétés dont l’activité demeure paralysée, sans qu’un retour à un dispositif général de type « quoi qu’il en coûte » soit envisagé.
Questions fréquentes
Quelle aide pour les entreprises touchées par les incendies ?
L'activité partielle prend en charge 60 % du salaire pour aider les entreprises sinistrées ou évacuées à conserver leurs salariés et savoir-faire. Les indemnités doivent arriver début août.
Peut-on reporter le paiement des cotisations sociales ?
Oui, l'Urssaf peut décaler l'appel à cotisation jusqu'à douze mois. Les pénalités liées aux retards font l'objet d'une remise et les indépendants peuvent reporter leurs échéances sans frais.
Quelle aide pour les travailleurs indépendants sinistrés ?
Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) a activé une aide financière d'urgence pouvant atteindre 2.000 euros sous certaines conditions.
Combien d'entreprises sont touchées par les incendies en Gironde ?
Plus de 13.000 sociétés ont été évacuées et la Chambre de commerce estime qu'environ 14.500 entreprises et 130.000 travailleurs sont empêchés d'exercer normalement leur activité.
