Schneider Electric a relevé ses objectifs annuels après un premier semestre 2026 record. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 21,226 milliards d'euros, porté par la demande des centres de données. L'action bondissait de plus de 6 % à la Bourse de Paris.
| Chiffre d'affaires S1 2026 | 21,226 milliards d'euros+9,8 % en publié, +14 % en organique |
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| Chiffre d'affaires T2 | près de 11,5 milliards d'eurosrecord, +16,5 % en organique |
| Ebita ajusté S1 | 4,093 milliards d'eurosrecord, +22,1 % en organique |
| Résultat net part du groupe S1 | 2,488 milliards d'euros+30,1 %, contre environ 1,91 milliard un an plus tôt |
| Nouvel objectif de croissance organique 2026 | entre 10 % et 13 %contre 7 % à 10 % précédemment |
Schneider Electric confirme son statut de valeur technologique majeure du CAC 40. Selon ses résultats financiers du premier semestre 2026, le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes industriels a réalisé un chiffre d’affaires de 21,226 milliards d’euros, en progression de 9,8 % en données publiées et de 14 % en organique.
Le groupe dépasse ainsi les prévisions du consensus cité par Citi, qui tablait sur des revenus de 20,66 milliards d’euros et une croissance comparable de 11 %. Une performance soutenue par l’accélération de la demande pour les équipements électriques, les solutions d’efficacité énergétique et les infrastructures destinées aux centres de données.
Un deuxième trimestre record
La dynamique s’est nettement renforcée entre avril et juin. Schneider Electric a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel record de près de 11,5 milliards d’euros, en hausse organique de 16,5 %. Les analystes anticipaient une progression de seulement 10,6 %.
Cette accélération repose en grande partie sur la division Gestion de l’énergie, dont l’activité a augmenté de 18 % au deuxième trimestre. Celle-ci regroupe notamment les solutions permettant aux entreprises d’optimiser leur consommation électrique et de réduire leurs émissions liées à l’énergie.
La demande a également été soutenue dans le bâtiment. « Le secteur du bâtiment a connu un deuxième trimestre consécutif de forte demande, porté par le non-résidentiel, le résidentiel restant contrasté selon les zones géographiques », observe Oddo BHF.
L’automatisation industrielle a, de son côté, progressé de 11 % en données organiques. « L’automatisation discrète poursuit sa reprise progressive et l’automatisation des processus s’améliore », poursuit le bureau d’études.
Les centres de données alimentent la croissance
Schneider Electric bénéficie directement de l’expansion des infrastructures numériques et de l’intelligence artificielle. Le groupe fournit aux centres de données des onduleurs, des systèmes de distribution électrique, des équipements de refroidissement, des baies informatiques et des suites logicielles destinées à piloter leur efficacité énergétique.
Cette exposition place le groupe parmi les principales « valeurs IA » du CAC 40. L’augmentation des capacités informatiques nécessaires à l’entraînement et au fonctionnement des modèles d’intelligence artificielle entraîne une forte hausse des besoins en alimentation électrique et en refroidissement.
La croissance géographique a été particulièrement vigoureuse en Amérique du Nord. Les ventes y ont progressé de 23 % en organique au deuxième trimestre, avec une hausse de près de 25 % dans la gestion de l’énergie. Cette région concentre toujours une part importante des investissements mondiaux dans les centres de données.
La Chine et l’Asie de l’Est ont également affiché une solide progression, avec une croissance organique de 20 % sur le trimestre. Le groupe constate par ailleurs une montée de la demande en Asie du Sud-Est, même si l’Amérique du Nord reste son principal marché pour les infrastructures numériques, selon les informations rapportées par Reuters.
Une rentabilité supérieure aux prévisions
Sur l’ensemble du premier semestre, le résultat opérationnel ajusté — l’Ebita ajusté — a atteint un niveau record de 4,093 milliards d’euros. Il progresse de 16,6 % en données publiées et de 22,1 % en organique, dépassant d’environ 7 % les attentes du consensus.
La marge d’Ebita ajusté gagne 1,1 point en données publiées et 1,2 point en organique, pour s’établir à 19,3 %. Les analystes tablaient sur une marge de 18,5 %.
Cette amélioration résulte notamment de la croissance des volumes, d’un effet de levier opérationnel favorable et de nouveaux gains d’efficacité. Oddo BHF souligne également une progression de dix points de base de la marge brute.
Le résultat net part du groupe augmente, quant à lui, de 30,1 %, à 2,488 milliards d’euros, contre environ 1,91 milliard un an plus tôt. Il dépasse également les 2,354 milliards d’euros anticipés par les analystes.
Des objectifs annuels nettement relevés
Fort de ce premier semestre record, Schneider Electric rehausse ses ambitions pour 2026. Le groupe vise désormais une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 10 % et 13 %, contre une fourchette précédente de 7 % à 10 %.
La croissance organique de l’Ebita ajusté est attendue entre 14 % et 19 %, au lieu de 10 % à 15 % auparavant. La marge correspondante devrait se situer entre environ 19,4 % et 19,7 %, contre une précédente estimation comprise entre 19,1 % et 19,4 %.
Ces objectifs sont également détaillés par le Wall Street Journal et Reuters. Leur relèvement avait été anticipé par Deutsche Bank et Barclays avant la publication des comptes semestriels.
« Le fait d’avoir dépassé les attentes en matière de marge, puis d’avoir également relevé ses prévisions, démontre selon nous clairement que les performances opérationnelles ont retrouvé le niveau auquel les investisseurs étaient habitués », estime Barclays.
Royal Bank of Canada met également en avant le positionnement stratégique du groupe. « Nous considérons Schneider Electric comme une entreprise de grande qualité dont le marché final bénéficie d’une forte exposition aux tendances de croissance structurelles, notamment les centres de données. Nous pensons que cela se traduira par une hausse des bénéfices et voyons un potentiel de hausse par rapport aux objectifs à moyen terme », souligne la banque canadienne.
La solidité des perspectives de Schneider Electric dans les centres de données avait déjà conduit RBC à mettre en avant la capacité du groupe à surpasser ses concurrents, comme le rapportait TradingSat.
Le titre bondit à la Bourse de Paris
Les investisseurs ont favorablement accueilli cette publication. L’action Schneider Electric gagnait plus de 6 % vers 11 h 30, jeudi 30 juillet, apportant une contribution significative à la progression du CAC 40. Dans les premiers échanges, le titre avait même progressé de plus de 7 %, selon Reuters.
Le groupe reste néanmoins exposé aux effets de change et aux tensions géopolitiques susceptibles de perturber les chaînes d’approvisionnement. Mais la vigueur persistante de la demande dans les centres de données, l’électrification et l’efficacité énergétique lui permet d’aborder la seconde moitié de l’année avec des ambitions renforcées.
Questions fréquentes
Pourquoi l'action Schneider Electric monte ?
L'action gagnait plus de 6 % vers 11h30 le jeudi 30 juillet après des résultats semestriels record et un relèvement des objectifs annuels, portés par les centres de données.
Quels sont les nouveaux objectifs de Schneider Electric pour 2026 ?
Le groupe vise une croissance organique du chiffre d'affaires de 10 % à 13 %, une croissance de l'Ebita ajusté de 14 % à 19 % et une marge d'environ 19,4 % à 19,7 %.
Pourquoi les centres de données profitent à Schneider Electric ?
Le groupe fournit onduleurs, systèmes de distribution électrique, équipements de refroidissement et logiciels aux centres de données, dont les besoins explosent avec l'intelligence artificielle.
Quelle région porte la croissance de Schneider Electric ?
L'Amérique du Nord, avec des ventes en hausse de 23 % en organique au deuxième trimestre, reste son principal marché pour les infrastructures numériques.
