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Rachat d’easyJet : Apollo et Castlelake ont jusqu’à vendredi pour se décider

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EasyJet a repousse au vendredi 7 aout a 17 heures l'echeance accordee au fonds Castlelake pour formaliser son projet de rachat, l'alignant sur Apollo. Ce dernier propose 7,15 livres par action, valorisant la compagnie a environ 5,7 milliards de livres, offre que le conseil d'administration s'est dit pret a recommander.

Faits clés
Offre Apollo par action 7,15 livres par actionvalorisation du capital dilue
Valorisation offre Apollo environ 5,7 milliards de livressoit pres de 6,7 milliards d'euros
Offre Castlelake par action 6,90 livres par actionvalorisation d'environ 5,5 milliards de livres
Benefice avant impots T3 85 millions de livrestrimestre clos le 30 juin, contre 286 millions un an avant, soit une chute de 70 %
Passagers transportes au trimestre 25,8 millions de passagerstaux de remplissage de 88,9 %

    La bataille pour le contrôle d’easyJet entre dans une phase décisive. La compagnie aérienne britannique a annoncé, lundi 3 août, avoir accordé un délai supplémentaire au fonds américain Castlelake pour formaliser son projet de rachat.

Initialement fixée au lundi 3 août, l’échéance a été repoussée au vendredi 7 août à 17 heures, heure de Londres. Castlelake dispose ainsi du même calendrier que son concurrent Apollo Global Management.

« Dans le but d’aligner » les modalités imposées aux deux prétendants, chacun devra, au plus tard à cette date, « annoncer une intention ferme de déposer une offre » ou faire savoir qu’il renonce à l’opération, a précisé EasyJet dans son avis réglementaire aux investisseurs.

Ce report ne garantit toutefois pas la présentation d’une offre définitive. En application du droit britannique des OPA, le délai pourrait également être prolongé avec l’accord du Takeover Panel.

Apollo propose 5,7 milliards de livres

Deuxième compagnie aérienne à bas coûts d’Europe derrière Ryanair, easyJet avait annoncé, le 10 juillet, avoir trouvé un « accord de principe » avec Apollo sur les conditions financières d’une éventuelle acquisition.

Le fonds américain propose 7,15 livres par action, valorisant la totalité du capital dilué de la compagnie à environ 5,7 milliards de livres, soit près de 6,7 milliards d’euros. Le conseil d’administration d’easyJet s’est déclaré disposé à recommander cette proposition aux actionnaires, tout en soulignant qu’aucune offre ferme n’avait encore été déposée.

L’offensive d’Apollo a relégué au second plan la proposition de Castlelake. Après plusieurs tentatives rejetées, ce dernier avait porté son offre à 6,90 livres par action, soit une valorisation d’environ 5,5 milliards de livres. Le conseil d’administration avait initialement accueilli favorablement cette proposition avant de lui préférer celle d’Apollo, plus élevée.

Selon les informations communiquées par easyJet, Apollo entend conserver la marque et accélérer la modernisation de la flotte, le développement des services annexes ainsi que l’expansion d’easyJet Holidays.

Les règles européennes au cœur du dossier

Une éventuelle acquisition par un fonds américain devra néanmoins franchir un obstacle réglementaire majeur. Bien que son siège social soit établi au Royaume-Uni, easyJet exploite une partie de son réseau grâce à des licences délivrées dans l’Union européenne.

Pour conserver ces droits de trafic, la compagnie doit respecter les règles européennes imposant qu’un transporteur soit détenu et effectivement contrôlé majoritairement par des intérêts européens. Depuis le Brexit, easyJet limite ainsi à 49,5 % la part de son capital pouvant être détenue par des investisseurs non européens.

Apollo comme Castlelake devront donc présenter une structure permettant de préserver un contrôle européen juridiquement conforme. Les fonds pourraient obtenir une large part des droits économiques tout en s’appuyant sur des investisseurs ou des dirigeants européens pour satisfaire aux exigences réglementaires.

Un rapprochement avec une autre compagnie européenne pourrait simplifier la question de la nationalité du capital, mais il risquerait de déclencher un examen approfondi des autorités de la concurrence. À l’inverse, une acquisition par un fonds de capital-investissement constituerait un montage encore inhabituel dans le transport aérien européen.

Un précédent potentiel pour le secteur aérien

Si elle aboutissait, l’opération pourrait créer un précédent majeur. Les acquisitions de compagnies aériennes européennes impliquent généralement un autre transporteur ou bénéficient d’un soutien public, en raison des contraintes liées aux licences, aux droits de trafic et à la souveraineté économique.

Les deux prétendants sont notamment attirés par les créneaux aéroportuaires détenus par easyJet dans plusieurs grandes plateformes européennes, la notoriété de sa marque et son potentiel de croissance. Son réseau, sa flotte et son carnet de commandes auprès d’Airbus constituent également des actifs difficiles à reproduire.

L’intérêt d’Apollo et de Castlelake intervient toutefois dans un contexte opérationnel dégradé. Au troisième trimestre de son exercice décalé, clos le 30 juin, easyJet a enregistré un bénéfice avant impôts de 85 millions de livres, contre 286 millions un an auparavant, soit une chute de 70 %.

D’après les résultats trimestriels publiés par la compagnie, les tensions au Moyen-Orient ont pesé sur les réservations et entraîné une volatilité accrue des prix du carburant. easyJet a néanmoins transporté 25,8 millions de passagers au cours du trimestre, avec un taux de remplissage de 88,9 %.

À la Bourse de Londres, le titre easyJet progressait de 2,25 % lundi matin. Les investisseurs disposent désormais de quelques jours pour savoir si Castlelake relèvera son offre ou si Apollo conservera l’avantage dans cette bataille pour l’un des principaux transporteurs à bas coûts européens.

Questions fréquentes

Combien propose Apollo pour racheter easyJet ?

Apollo propose 7,15 livres par action, valorisant la totalite du capital dilue d'easyJet a environ 5,7 milliards de livres, soit pres de 6,7 milliards d'euros.

Quelle est la date limite pour les offres sur easyJet ?

Apollo et Castlelake ont jusqu'au vendredi 7 aout a 17 heures, heure de Londres, pour annoncer une intention ferme de deposer une offre ou renoncer.

Pourquoi le rachat d'easyJet pose un probleme reglementaire ?

easyJet exploite des licences europeennes exigeant un controle majoritaire par des interets europeens. Depuis le Brexit, elle limite a 49,5 % la part detenue par des investisseurs non europeens.

Combien proposait Castlelake pour easyJet ?

Apres plusieurs tentatives rejetees, Castlelake avait porte son offre a 6,90 livres par action, soit une valorisation d'environ 5,5 milliards de livres, inferieure a celle d'Apollo.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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