Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu les membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger. Coordonnée par Elias Zerhouni, l'instance vise à mobiliser la diaspora scientifique autour de cinq domaines stratégiques et à établir un partenariat institutionnel permanent au service du développement national.
| Domaines stratégiques identifiés | cinq domainescybersécurité, sécurité énergétique, sanitaire, alimentaire et hydrique |
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| Durée de la feuille de route | 12 moisplan présenté par Elias Zerhouni |
| Date de création de l'instance | décret présidentiel du 7 septembre 2026placée auprès du président de la République |
| Réunion d'organisation | 4 août 2026après le lancement de l'initiative le 28 juin |
L’Algérie veut inscrire la contribution de ses scientifiques établis à l’étranger dans la durée. Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu dimanche les membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, à l’issue de la première réunion de cette instance consultative.
Parmi les personnalités reçues figuraient son coordinateur, Elias Zerhouni, ainsi que l’immunologiste Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur, le spécialiste des batteries au lithium Karim Zaghib et l’inventeur Belgacem Haba. Leur mobilisation s’inscrit dans une démarche destinée à mettre les compétences scientifiques de la diaspora au service du développement national.
Un partenariat permanent avec les scientifiques de la diaspora
À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a salué le « haut degré de patriotisme » des scientifiques algériens établis à l’étranger ayant répondu à l’appel du pays pour « contribuer à la construction de sa renaissance scientifique et économique ».
L’ambition est de passer de « relations ponctuelles et de contacts sporadiques à un partenariat institutionnel permanent », a expliqué le ministre. Il estime que les compétences disponibles à l’étranger peuvent donner un « fort élan au processus de modernisation institutionnelle et technologique du pays ».
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette instance a été créée par le décret présidentiel du 7 septembre 2026. Placée directement auprès du président de la République, elle doit notamment contribuer à l’évaluation scientifique et technologique des projets d’importance nationale.
Cinq domaines stratégiques au cœur des travaux
Kamel Baddari a identifié cinq domaines dans lesquels l’expertise de la diaspora peut être mobilisée : la cybersécurité, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique.
Ces priorités donnent un cadre à la contribution attendue des chercheurs et experts. Pour Elias Zerhouni, l’objectif est de « mobiliser les compétences scientifiques, techniques et technologiques algériennes établies à l’étranger et de rapprocher leur expertise des besoins du pays ».
Le Conseil réunit des profils issus de disciplines variées, du génie biomédical aux sciences des matériaux, en passant par l’intelligence artificielle, l’informatique, la biologie, les sciences de l’environnement et la production animale. Cette diversité doit permettre de croiser les expertises au regard des besoins nationaux.

Elias Zerhouni présente une feuille de route sur douze mois
Lors de son intervention devant le chef de l’État, Elias Zerhouni a fait état d’un travail engagé avant même la publication du décret. Après le lancement de l’initiative le 28 juin, une réunion d’organisation s’est tenue le 4 août 2026, a-t-il précisé.
« Je vous ai amené un dossier qui résume nos efforts et notre plan, notre feuille de route pour les 12 mois qui viennent », a déclaré le coordinateur. Il a également évoqué l’intérêt suscité par le projet : « Je reçois énormément de communications de gens qui veulent faire partie de cette initiative que vous avez lancée. »
Elias Zerhouni a insisté sur le lien que les scientifiques établis à l’étranger conservent avec leur pays : « Comme je dis toujours, on vit à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers. » Un attachement qu’il a résumé en ces termes : « On fait partie du pays, on fait partie de ce terreau et nous voulons contribuer. »
Coopérer avec les chercheurs en Algérie et élargir les compétences
La méthode présentée repose sur trois principes. Le premier consiste à associer les compétences nationales aux travaux du Conseil. Elias Zerhouni a ainsi exclu des initiatives conduites isolément, sans coopération avec les collègues installés en Algérie.
Le deuxième vise à élargir la mobilisation au-delà des membres de l’instance. « Il faudra rassembler toute la communauté algérienne à l’étranger, qualifiée, pour faire un vivier plus grand que ce que ce conseil représente », a-t-il souligné.
Cette ouverture doit aussi permettre de compléter les expertises disponibles. Selon le coordinateur, une première analyse a mis en évidence des points forts, mais également des spécialités insuffisamment représentées. « Il y a des spécialités où on devrait peut-être avoir plus de recrutement de conseillers pour vous servir au mieux », a-t-il indiqué au président de la République.
Enfin, Elias Zerhouni a appelé à « une attitude de responsabilité vis-à-vis des priorités nationales ». Les travaux de la session constitutive portent notamment sur le règlement intérieur, les commissions spécialisées et le plan de travail annuel. Le ministère indique que les recommandations, études et rapports issus de ces travaux seront transmis directement à la présidence de la République, afin d’éclairer les politiques publiques et les grands projets du pays
Questions fréquentes
Qui coordonne le Haut conseil de la communauté scientifique algérienne à l'étranger ?
Elias Zerhouni coordonne l'instance. Parmi les membres figurent l'immunologiste Yasmine Belkaid, le spécialiste des batteries au lithium Karim Zaghib et l'inventeur Belgacem Haba.
Quels sont les cinq domaines stratégiques de la diaspora scientifique algérienne ?
Le ministre Kamel Baddari a identifié cinq domaines : la cybersécurité, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique.
Quel est l'objectif du Haut conseil scientifique créé par Tebboune ?
Mettre les compétences de la diaspora au service du développement national, en passant de relations ponctuelles à un partenariat institutionnel permanent, avec des recommandations transmises à la présidence.
Quand l'instance a-t-elle été créée ?
L'instance a été créée par le décret présidentiel du 7 septembre 2026. Une réunion d'organisation s'était tenue le 4 août 2026, après le lancement de l'initiative le 28 juin.
