L'Algérie entend mobiliser sa diaspora scientifique pour moderniser le secteur des hydrocarbures. Lors d'une rencontre à Alger le 31 octobre 2026, le ministre Mohamed Arkab et le professeur Elias Zerhouni ont évoqué recherche, réduction des émissions de méthane, contenu local et dessalement de l'eau de mer.
Mobiliser les compétences scientifiques algériennes à l’étranger pour accompagner la transformation du secteur des hydrocarbures. Cet objectif était au cœur de la rencontre organisée samedi 31 octobre 2026 à Alger entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le professeur Elias Zerhouni, coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger.
Selon le communiqué du ministère, relayé par l’agence Algérie Presse Service, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération scientifique et technique au service de l’industrie nationale. Plusieurs membres du Conseil participaient à cette réunion, aux côtés de son secrétaire général, le professeur Mustapha Khiati, et de cadres du ministère.
La recherche au service de l’industrie pétrolière et gazière
Les discussions ont notamment concerné la recherche et le développement ainsi que les technologies industrielles avancées susceptibles d’être déployées dans les différents segments de la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Pour le secteur, l’enjeu est de mieux articuler les besoins industriels avec les connaissances des scientifiques algériens installés à l’étranger. Leur expertise doit contribuer au développement des capacités nationales et à l’appropriation de technologies utiles aux activités pétrolières et gazières.
Cette orientation s’inscrit dans une volonté de renforcer la valorisation des ressources du pays et d’améliorer les performances de l’industrie des hydrocarbures. Elle associe ainsi développement industriel et innovation technologique.
Les émissions de méthane parmi les priorités
La réduction des émissions de méthane et de l’empreinte carbone du secteur a occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont examiné les perspectives de coopération autour de solutions technologiques permettant d’accompagner ces objectifs.
Mohamed Arkab a également présenté les orientations stratégiques du secteur et sa feuille de route, en évoquant les principaux programmes et projets conduits aux échelles nationale, régionale et internationale.
Cette présentation a mis en avant la poursuite des efforts de réduction des émissions et l’adoption de technologies à faible intensité carbone. L’ambition affichée consiste à intégrer ces évolutions aux programmes de développement de l’industrie pétrolière et gazière.
Renforcer le contenu local et la maîtrise technologique
Autre axe de travail : l’intégration nationale et le développement du contenu local. Les échanges ont souligné l’importance de renforcer les capacités industrielles du pays et de favoriser l’implantation de technologies avancées.
La mobilisation des compétences de la diaspora est envisagée comme un appui à cette démarche. Au-delà de la coopération scientifique, il s’agit de faciliter la transmission des savoir-faire et de soutenir leur utilisation dans les activités industrielles nationales.
Le dessalement de l’eau de mer figure également parmi les domaines abordés. Les discussions ont porté sur les possibilités de bénéficier de l’expertise des spécialistes algériens établis à l’étranger pour accompagner le développement technologique de cette activité.
Cette rencontre s’inscrit, selon le ministère, dans les directives présidentielles visant à renforcer les liens avec la communauté scientifique algérienne à l’étranger et à l’associer au développement des secteurs stratégiques.
Questions fréquentes
Que veut faire l'Algérie avec sa diaspora scientifique ?
L'Algérie veut mobiliser les compétences de ses scientifiques établis à l'étranger pour moderniser le secteur des hydrocarbures, développer les capacités nationales et favoriser l'appropriation de technologies pétrolières et gazières.
Qui a participé à la rencontre sur les hydrocarbures à Alger ?
Le ministre d'État Mohamed Arkab, le professeur Elias Zerhouni, coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger, son secrétaire général Mustapha Khiati et des cadres du ministère.
Quelles priorités environnementales pour le secteur algérien des hydrocarbures ?
La réduction des émissions de méthane et de l'empreinte carbone figure parmi les priorités, avec l'examen de solutions technologiques et l'adoption de technologies à faible intensité carbone.
Quels domaines sont concernés par cette coopération ?
La recherche et développement, les technologies industrielles avancées, le contenu local, la maîtrise technologique et le dessalement de l'eau de mer sont parmi les domaines abordés.
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