18.5 C
Paris
mardi, juin 2, 2026
AccueilActualitéMaghrebHydrocarbures : l’Algérie et la RDC renforcent leur coopération énergétique

Hydrocarbures : l’Algérie et la RDC renforcent leur coopération énergétique

Date:

  • L’Algérie et la République démocratique du Congo ont signé un accord de coopération dans les hydrocarbures.
  • Objectif : développer les partenariats dans l’exploration, la production, le raffinage, la formation et les infrastructures énergétiques, tout en renforçant l’intégration énergétique africaine.

L’Algérie et la République démocratique du Congo (RDC) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Les deux pays ont signé, samedi à Alger, un accord de coopération dans le domaine des hydrocarbures, destiné à renforcer leurs relations bilatérales sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur.

Le document a été paraphé au siège du ministère des Hydrocarbures par Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, et Acacia Bandubola Mbongo, ministre congolaise des Hydrocarbures, en présence notamment de responsables de Sonatrach, d’ALNAFT et de l’Autorité de régulation des hydrocarbures.

Selon le communiqué du ministère, cet accord traduit « la volonté commune des deux pays frères de renforcer leurs relations de coopération et d’élargir les perspectives de partenariat dans le secteur des hydrocarbures ».

Exploration, production, raffinage : une coopération sur toute la chaîne de valeur

L’accord vise à mettre en place un cadre institutionnel permanent pour développer la coopération bilatérale dans les différents segments de l’industrie pétrolière et gazière.

Les domaines concernés couvrent l’exploration, la production, le développement des gisements pétroliers et gaziers, le raffinage, la pétrochimie, ainsi que la commercialisation et la distribution des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Le partenariat inclut également les services pétroliers, la logistique, le stockage, le transport des hydrocarbures par pipelines, la régulation et le contrôle technique.

L’accord vise à mettre en place un cadre institutionnel permanent pour développer la coopération bilatérale dans les différents segments de l’industrie pétrolière et gazière (CD ministère algérien de l’Énergie et des Mines)

Formation, transfert de technologies et expertise algérienne

L’accord accorde une place importante au développement des ressources humaines. Des programmes de formation, de qualification et d’échange d’experts sont prévus afin de renforcer les capacités techniques des deux pays.

La partie congolaise pourra notamment bénéficier de l’expertise algérienne en matière de transfert de technologies, à travers les établissements et centres de formation relevant du secteur des hydrocarbures.

Cette coopération porte aussi sur la gestion des données géologiques, les bases de données relatives aux hydrocarbures, ainsi que la sécurité industrielle, la santé, l’environnement et la gestion des risques.

Numérisation, intelligence artificielle et innovation énergétique

Dans un contexte de transformation rapide du secteur énergétique mondial, Alger et Kinshasa entendent également élargir leur coopération aux nouvelles technologies.

Les deux parties ont convenu de travailler ensemble dans les domaines de la numérisation, de l’innovation, de l’intelligence artificielle, de la recherche et du développement. L’objectif est d’améliorer les performances opérationnelles, d’accroître la rentabilité des projets et de renforcer la compétitivité du secteur énergétique dans les deux pays.

Une ambition africaine assumée

Au-delà de la relation bilatérale, cet accord s’inscrit dans une logique d’intégration énergétique africaine. Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coordination au sein de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et de l’Union africaine (UA).

Selon le communiqué, cette coopération doit contribuer à « soutenir l’intégration énergétique africaine » et à promouvoir les projets continentaux destinés à renforcer la sécurité énergétique et le développement durable en Afrique.

Pour l’Algérie, cette signature confirme sa volonté de valoriser son expertise hydrocarbures sur le continent. Pour la RDC, elle ouvre la voie à un appui technique et institutionnel dans un secteur stratégique pour son développement économique.

Les plus populaires