Assurance chômage

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    Depuis 2024, l’assurance chômage figure parmi les dossiers sociaux les plus disputés en France. Réforme entrée en vigueur en décembre 2024, accord entre partenaires sociaux sur l’indemnisation et l’emploi des seniors, nouvelles règles pour les allocataires de plus de 53 ans et les travailleurs frontaliers, puis réouverture du chantier des ruptures conventionnelles : le régime a connu une succession de révisions, sur fond de dégradation des comptes de l’Unédic et de contraintes budgétaires de l’État. Ce dossier rassemble nos articles consacrés aux règles d’indemnisation, aux négociations paritaires et aux arbitrages financiers qui les accompagnent.

    Un durcissement progressif des règles d’indemnisation

    La réforme entrée en application en décembre 2024 a été suivie de plusieurs ajustements ciblés : indemnisation des demandeurs d’emploi de plus de 53 ans, règles applicables aux chômeurs frontaliers, puis réduction des droits après une rupture conventionnelle, validée par le Parlement en juin 2026. Nos articles ont détaillé les catégories concernées, notamment les seniors et les entrepreneurs, présentés comme les principaux perdants du tour de vis de 2025. Au 1er juillet 2026, faute de majorité à l’Unédic, les allocations n’ont pas été revalorisées.

    Négociations paritaires : le paritarisme à l’épreuve

    Remis au cœur des discussions à l’automne 2024, les partenaires sociaux ont conclu un accord sur l’indemnisation, les seniors et les cotisations en novembre 2024. Le dossier des ruptures conventionnelles a été rouvert en janvier 2026, le patronat visant un milliard d’euros d’économies avant un accord trouvé fin février. Ces séquences ont donné lieu à des prises de position tranchées côté syndical, de la CFDT à la CGT, qui ont dénoncé la méthode et le calendrier gouvernementaux.

    Comptes de l’Unédic et pression budgétaire

    L’Unédic a alerté sur la hausse de la dette du régime et sur l’absence de créations nettes d’emplois attendues avant 2027, tout en recensant 2,4 millions d’allocataires indemnisés fin 2025. Pour 2026, l’organisme anticipe un déficit de 2,1 milliards d’euros, plombé par un prélèvement de l’État. Ce contexte s’inscrit dans un débat budgétaire plus large, marqué par le déficit de la Sécurité sociale, le budget 2026 et plusieurs mobilisations intersyndicales.

    La rédaction d’Echos Plus suit ce dossier en continu.

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