Les États-Unis et la Chine prolongent de deux mois leur trêve commerciale, jusqu'au 10 janvier, a annoncé le secrétaire au Trésor Scott Bessent le 23 septembre. Cette détente, initialement fixée au 10 novembre, laisse davantage de temps aux négociations, alors que Donald Trump accueillait Xi Jinping près de Washington.
| Nouvelle échéance de la trêve | 10 janvierprolongation depuis l'échéance initiale du 10 novembre |
|---|---|
| Durée de la prolongation | deux moisdélai supplémentaire pour les négociations |
| Date de conclusion de la trêve initiale | octobre 2025après une escalade de droits de douane punitifs |
Les États-Unis et la Chine se donnent deux mois supplémentaires pour poursuivre leur rapprochement commercial. La trêve qui devait expirer le 10 novembre sera prolongée jusqu’au 10 janvier, a annoncé le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, mercredi 23 septembre, dans un entretien à Fox News, rapporté par l’agence Anadolu. Une annonce intervenue au moment où Donald Trump accueillait son homologue chinois près de Washington.
« Nous sommes convenus aujourd’hui de prolonger (…) la détente économique entre nos deux pays qui devait prendre fin le 10 novembre (…) afin de nous laisser davantage de temps pour voir ce que nous pouvons faire sur le plan économique », a déclaré Scott Bessent à la chaîne américaine.
Un accord préparé avant la rencontre Trump-Xi
Cette prolongation a été scellée lors d’un entretien organisé mercredi matin à Washington entre Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, selon le secrétaire au Trésor. Les deux responsables avaient déjà consacré une journée de discussions à la relation économique bilatérale, dimanche à New York.
L’annonce permet ainsi de lever, au moins temporairement, l’incertitude sur l’échéance de la trêve avant les échanges entre les deux chefs d’État. Donald Trump a personnellement accueilli Xi Jinping à sa descente d’avion, au premier jour de sa visite d’État aux États-Unis.
Washington et Pékin avaient conclu une trêve en octobre 2025, après une escalade de droits de douane punitifs imposés de part et d’autre. La nouvelle échéance prolonge cette détente, sans régler l’ensemble des différends commerciaux entre les deux puissances.
Les achats agricoles chinois sous surveillance
Pour Washington, les deux mois supplémentaires doivent aussi servir à évaluer l’application des engagements pris par Pékin. Scott Bessent a expliqué vouloir « voir dans les prochains mois » si les autorités chinoises « se montrent un peu plus zélés » dans le respect des termes de l’accord conclu en octobre 2025.
Le secrétaire au Trésor a notamment pointé les achats de produits agricoles américains, pour lesquels les Chinois sont, selon lui, « un peu en retard ». Le suivi de ces engagements reste donc un enjeu des discussions, malgré la prolongation annoncée.
Deux mois pour poursuivre les négociations
Ce délai ouvre une nouvelle période de négociation entre les deux premières économies mondiales. L’objectif affiché par Scott Bessent est de laisser davantage de temps aux discussions sur la relation économique bilatérale.
La prolongation constitue ainsi une étape dans le dialogue commercial. La mise en œuvre des engagements déjà pris, notamment dans l’agriculture, demeure un point de vigilance explicitement soulevé par la partie américaine.
Questions fréquentes
Jusqu'à quand la trêve commerciale États-Unis Chine est-elle prolongée ?
La trêve, qui devait expirer le 10 novembre, est prolongée de deux mois, jusqu'au 10 janvier, selon le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent.
Pourquoi la trêve commerciale a-t-elle été prolongée ?
Pour laisser davantage de temps aux discussions sur la relation économique bilatérale et évaluer l'application des engagements pris par Pékin en octobre 2025.
Quel point pose problème pour Washington ?
Les achats de produits agricoles américains, pour lesquels les Chinois sont, selon Scott Bessent, « un peu en retard » dans le respect des termes de l'accord.
Qui a négocié cette prolongation ?
Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, lors d'un entretien organisé mercredi matin à Washington.
