Marine Le Pen a réaffirmé samedi 3 octobre sa « totale confiance » en Jordan Bardella, visé par une enquête de Mediapart. Le média attribue au président du RN des messages antisémites datant de 2013, ce que l'intéressé conteste formellement. Mediapart dit s'appuyer sur une extraction des messages par Meta sous contrôle d'huissier.
| Date des messages attribués | 2013conversations sur Messenger |
|---|---|
| Première publication de l'enquête | lundi 28 septembreMediapart |
| Déclaration de Marine Le Pen | samedi 3 octobreà La Tribune Dimanche |
Marine Le Pen ne modifie pas sa ligne de défense. « J’ai totalement confiance en Jordan », a déclaré, samedi 3 octobre, la candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle dans une courte déclaration à La Tribune Dimanche. Elle réaffirme ainsi son soutien au président du parti, qui conteste être l’auteur des messages publiés par Mediapart.
Cette déclaration constitue sa première réaction publique depuis la diffusion, jeudi soir, d’un second volet de l’enquête. Le journal en ligne y détaille les éléments sur lesquels il fonde l’attribution de ces écrits à Jordan Bardella.
Des messages attribués à Jordan Bardella, qui dément
L’affaire a débuté lundi 28 septembre avec la publication, par Mediapart, de captures d’écran de conversations datant de 2013. Le média attribue ces échanges sur Messenger à Jordan Bardella, alors jeune militant du parti.
Parmi les propos rapportés figurent les phrases suivantes : « Les banques sont toutes détenues par des Juifs » et « Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur ».
Jordan Bardella conteste « formellement » être l’auteur de ces messages. L’attribution de ces écrits reste donc au cœur du bras de fer entre le président du RN et le média d’investigation.
Dans son second volet, Mediapart indique notamment s’appuyer sur une extraction des messages par Meta, maison mère de Facebook, réalisée sous contrôle d’huissier. Le journal présente cette démarche comme un élément d’authentification des échanges contestés par le dirigeant politique.
Marine Le Pen renouvelle un soutien affiché dès les premières accusations
La candidate du RN avait immédiatement pris la défense de Jordan Bardella après la première publication. Dénonçant une « barbouzerie », elle avait promis de « démonter » ces « manipulations bien lourdes et bien crasseuses ».
Marine Le Pen avait également suggéré à Mediapart « d’enfiler son costard en kevlar », en référence à la matière utilisée pour fabriquer les gilets pare-balles.
Sa nouvelle déclaration, plus brève, intervient deux jours après la publication des éléments supplémentaires du journal. Elle confirme le maintien de sa confiance sans apporter, dans les propos rapportés, de réponse détaillée à la méthode d’authentification exposée par Mediapart.
Questions fréquentes
Que reproche Mediapart à Jordan Bardella ?
Mediapart lui attribue des messages antisémites échangés sur Messenger en 2013, alors qu'il était jeune militant, propos que Jordan Bardella conteste formellement être l'auteur.
Comment Mediapart authentifie-t-il les messages ?
Dans son second volet, Mediapart indique s'appuyer sur une extraction des messages réalisée par Meta, maison mère de Facebook, sous contrôle d'huissier.
Comment a réagi Marine Le Pen ?
Elle a déclaré avoir « totalement confiance » en Jordan Bardella, dénonçant dès les premières accusations une « barbouzerie » et des « manipulations bien lourdes et bien crasseuses ».
