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Réserves pétrolières : 325 millions de barils libérés sur les 400 millions annoncés, selon l’AIE

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L'Agence internationale de l'énergie a annoncé le 3 octobre que 325 millions de barils ont été libérés sur les 400 millions prévus par l'action collective de mars, soit un peu plus de 81 %. Le G7 a par ailleurs annoncé la libération de 100 millions de barils supplémentaires.

Faits clés
Barils libérés sur objectif 325 millions de barilssur les 400 millions prévus, bilan AIE du 3 octobre
Part du volume annoncé libérée un peu plus de 81 %du volume initialement annoncé
Volumes libérés au 21 juillet 290 millions de barilsentre le 11 mars et le 21 juillet
Barils restant à débloquer 75 millions de barilspour atteindre l'objectif de 400 millions
Libération annoncée par le G7 100 millions de barilsannonce du 2 octobre, coordonnée par l'AIE

    Les réserves stratégiques de pétrole continuent d’être mobilisées pour alimenter les marchés mondiaux. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé, samedi 3 octobre, que quelque 325 millions de barils avaient été libérés sur les 400 millions prévus dans le cadre de l’action collective lancée en mars, selon un bilan rapporté par l’AFP. Cela représente un peu plus de 81 % du volume initialement annoncé.

Cette opération avait été décidée le 11 mars par les 32 pays membres de l’AIE, un périmètre plus large que celui du G7. Dans son communiqué initial, l’organisation présentait cette mobilisation comme la plus importante de son histoire, destinée à répondre aux perturbations de l’approvisionnement provoquées par le conflit au Moyen-Orient.

Un rythme de déstockage qui ralentit depuis l’été

Entre le 11 mars et le 21 juillet, les volumes libérés avaient atteint 290 millions de barils. Seuls 35 millions de barils supplémentaires ont donc été mobilisés entre ce dernier pointage et le début d’octobre. Au total, 75 millions de barils restent à débloquer pour atteindre l’objectif initial de 400 millions.

Ce ralentissement intervient alors que les tensions sur les carburants persistent. La mise à disposition de réserves permet d’apporter des volumes au marché, mais elle ne règle pas les perturbations qui affectent durablement la production, le raffinage et les échanges pétroliers.

Le G7 annonce la libération de 100 millions de barils

C’est dans ce contexte que le G7 a annoncé, vendredi 2 octobre, « une libération coordonnée, par l’AIE, de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement ».

Une incertitude demeure toutefois sur la portée de cette annonce : ces volumes comprennent-ils les 75 millions de barils encore attendus au titre de l’engagement de mars, ou viennent-ils s’y ajouter ? Selon Reuters, une partie de l’opération pourrait provenir des volumes restant à mobiliser dans le cadre du programme initial. Il serait donc prématuré d’additionner les deux annonces pour conclure à un engagement total de 500 millions de barils.

Des stocks d’urgence conçus pour amortir les chocs

Le 11 mars, l’AIE indiquait que ses États membres détenaient des « stocks d’urgence » de « plus de 1,2 milliard de barils, avec en supplément 600 millions de barils de stocks conservés par l’industrie par obligation gouvernementale ». Ces chiffres décrivaient les réserves disponibles au moment de l’annonce, et non leur niveau actuel.

Créée en 1974, au lendemain du premier choc pétrolier, l’agence dispose d’un mécanisme de réponse collective destiné à limiter les conséquences économiques d’une rupture soudaine de l’offre. Les réserves mobilisables comprennent à la fois du pétrole brut et des produits raffinés, une distinction essentielle lorsque les tensions portent directement sur des carburants comme le gazole.

Le diesel au cœur des tensions transatlantiques

Malgré une forte mobilisation des raffineries situées hors du Moyen-Orient, les prix des carburants restent élevés, y compris aux États-Unis. Washington a accentué la pression sur les Européens pour qu’ils puisent davantage dans leurs réserves de diesel, allant jusqu’à brandir la menace de restrictions sur les exportations américaines.

Cette pression met en lumière la dépendance croissante de l’Europe aux approvisionnements américains en gazole, dans un contexte de réduction de ses capacités de raffinage et de perturbation des flux moyen-orientaux, souligne Reuters. Pour les pays européens, l’enjeu consiste à soulager les marchés tout en conservant une capacité de réponse si la crise énergétique se prolonge.

Questions fréquentes

Combien de barils l'AIE a-t-elle libérés ?

L'AIE a annoncé le 3 octobre que 325 millions de barils ont été libérés sur les 400 millions prévus dans le cadre de l'action collective lancée en mars, soit plus de 81 %.

Combien de barils le G7 va-t-il libérer ?

Le G7 a annoncé le 2 octobre une libération coordonnée, par l'AIE, de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement. Une incertitude demeure sur son articulation avec l'engagement de mars.

Pourquoi l'Europe est-elle sous pression sur le diesel ?

Washington pousse les Européens à puiser dans leurs réserves de diesel, brandissant la menace de restrictions sur les exportations américaines, dans un contexte de dépendance européenne au gazole américain.

Quand l'AIE a-t-elle été créée ?

L'AIE a été créée en 1974, au lendemain du premier choc pétrolier, avec un mécanisme de réponse collective pour limiter les conséquences d'une rupture soudaine de l'offre.

Notre dossierOPEP+ et marché pétrolier
La Rédactionhttps://echosplus.com
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