BYD etudie l'implantation d'une usine en France, placee dans sa shortlist europeenne, a confirme la vice-presidente executive Stella Li au Mondial de l'automobile. Le constructeur chinois vise une deuxieme et une troisieme usine en Europe, apres l'ouverture de son site hongrois prevue d'ici la fin de l'annee.
BYD pourrait franchir une nouvelle étape dans son développement européen en installant une usine en France. Interrogée sur BFM Business à l’ouverture du Mondial de l’automobile, Stella Li a confirmé l’intérêt du constructeur chinois pour une implantation industrielle dans l’Hexagone, une déclaration également rapportée par l’AFP.
« La France est dans la shortlist (…) nous regardons de très près la possibilité de mettre en place une usine en France », a déclaré la vice-présidente exécutive du groupe. Il s’agit, à ce stade, d’une candidature à l’étude : ses déclarations ne précisent ni le site envisagé, ni le montant de l’investissement, ni le calendrier d’un éventuel projet français.
Une expansion industrielle au-delà de la Hongrie
L’hypothèse française s’inscrit dans une stratégie plus large de développement des capacités de production de BYD en Europe. « On essaiera d’avoir une deuxième et une troisième usine en Europe », a indiqué Stella Li, alors que l’ouverture de l’usine hongroise du groupe est annoncée d’ici à la fin de l’année.
L’ambition du constructeur dépasse ainsi la commercialisation de véhicules importés. BYD veut renforcer son ancrage industriel sur ses marchés et y développer des activités de recherche et développement.
« BYD a connu de grandes réussites en Europe. Et maintenant, il est temps d’investir encore davantage dans la fabrication, dans les emplois de R&D et pour la technologie, pour pouvoir donc aider la société à créer des emplois et à créer des talents », a expliqué la dirigeante.
Pour la France, l’enjeu porterait donc autant sur l’accueil de capacités de production que sur les emplois et les compétences susceptibles de les accompagner. Aucun engagement chiffré n’a toutefois été détaillé dans les propos rapportés.
Les tensions commerciales en toile de fond
Ces perspectives d’investissement interviennent alors que les échanges automobiles entre la Chine et l’Union européenne restent au centre des discussions commerciales. Vendredi 9 octobre, le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a annoncé que Pékin avait accepté de « modérer » les flux de véhicules hybrides vers le marché européen. Selon lui, cette évolution pourrait réduire de plusieurs millions d’unités les importations attendues dans les prochaines années.
Interrogée sur cette annonce, Stella Li a souligné que BYD ne disposait pas encore des modalités précises. « On n’a pas encore les détails, on a simplement entendu l’annonce, (…) mais BYD a un engagement à long terme en Europe. On va investir massivement en Europe. On va apporter la fabrication, comme en Hongrie, et il y aura des prototypes », a-t-elle déclaré.
La dirigeante a également regretté les frictions liées aux barrières douanières. « Parfois, c’est dommage de voir qu’il y a une tension en raison des droits de douane », a-t-elle observé, tout en réaffirmant la volonté du groupe de poursuivre son implantation.
BYD veut devenir un acteur local
Au-delà du choix d’un futur site, Stella Li cherche à inscrire BYD durablement dans le paysage industriel européen. « Ce qui nous intéresse, c’est le long terme (…) BYD a un engagement fort en Europe », a-t-elle assuré.
Le constructeur entend, à long terme, « devenir une entreprise locale dans chaque région » du monde. Cette ambition associe production, développement technologique et recrutement, avec l’objectif de rapprocher le groupe des marchés sur lesquels il se déploie.
Questions fréquentes
BYD va-t-il construire une usine en France ?
BYD etudie une implantation industrielle en France, placee dans sa shortlist. Aucun site, montant d'investissement ni calendrier n'ont ete precises a ce stade par le constructeur.
Ou se trouve l'usine europeenne de BYD ?
BYD dispose d'une usine en Hongrie, dont l'ouverture est annoncee d'ici la fin de l'annee. Le groupe vise une deuxieme et une troisieme usine en Europe.
Pourquoi BYD veut investir en Europe ?
BYD veut renforcer son ancrage industriel, developper la R&D et devenir une entreprise locale dans chaque region, en creant des emplois et des talents sur ses marches.
La Chine va-t-elle reduire ses exportations de voitures vers l'Europe ?
Le commissaire europeen Maros Sefcovic a annonce le 9 octobre que Pekin a accepte de moderer les flux de vehicules hybrides vers le marche europeen.
