Renfe a attribué à Siemens, le 27 octobre, une commande de 30 trains Velaro Novo pour 1,218 milliard d'euros, maintenance comprise. L'opérateur espagnol, qui a préféré le groupe allemand à Hitachi, vise des rames de 520 places capables d'atteindre 350 km/h.
| Montant du contrat | 1,218 milliard d'euros30 trains Velaro Novo, maintenance comprise |
|---|---|
| Trains commandés | 30 trains Velaro Novooption jusqu'à 40 rames |
| Capacité par rame | 520 placescahier des charges prévoyait au moins 450 places |
| Vitesse maximale | 350 km/hconditionnée à l'adaptation de l'infrastructure |
| Délai première livraison | moins de 40 moissoit trois ans et quatre mois ; commande achevée en 62 mois |
Siemens remporte un contrat majeur sur le marché européen de la grande vitesse. Renfe a annoncé, le 27 octobre, l’attribution au groupe allemand d’une commande de 30 trains Velaro Novo pour 1,218 milliard d’euros, comprenant les éléments nécessaires à leur maintenance. Une option permettra de porter cette acquisition à 40 rames, précise l’opérateur dans son communiqué.
Présenté comme « le plus important de son histoire » par l’opérateur espagnol, cet appel d’offres doit accompagner le renouvellement de sa flotte et l’augmentation de ses capacités. Siemens Mobility s’est imposé face à Hitachi, dans une compétition où la performance des trains comptait autant que la capacité industrielle à respecter les délais.
Des Velaro Novo de 520 places pour renforcer l’offre
Avec cette commande, Renfe entend disposer de trains plus capacitaires et mieux adaptés aux attentes des voyageurs. Son cahier des charges prévoyait au moins 450 places par rame. Le Velaro Novo en proposera 520, réparties entre les classes « touriste » et « préférentielle ».
La conception du train permet de dégager davantage d’espace pour les passagers en réduisant la place occupée par les équipements techniques. L’objectif est d’accroître la capacité sans allonger les rames.
Dans son cahier des charges, Renfe précisait que les nouveaux trains « intégreront des technologies de pointe, des systèmes de signalisation avancés et des configurations intérieures permettant d’augmenter la capacité et d’améliorer l’accessibilité et les services embarqués. Tout cela pour offrir une expérience de voyage qui répond aux besoins des clients ».
Ce renouvellement intervient alors que l’opérateur historique doit défendre ses positions face à Ouigo et Iryo. Davantage de places et une meilleure disponibilité des trains constituent deux leviers pour développer son offre sur le marché espagnol de la grande vitesse.
Madrid-Barcelone : les 350 km/h restent liés aux infrastructures
La vitesse constitue l’un des principaux arguments de cette nouvelle génération de trains. Les rames commandées sont conçues pour atteindre 350 km/h, une capacité qui s’inscrit notamment dans la perspective d’une accélération des circulations sur l’axe Madrid-Barcelone.
L’acquisition du matériel ne suffira toutefois pas à garantir cette vitesse en exploitation commerciale. Son utilisation dépendra de l’adaptation de l’infrastructure et des conditions de circulation. L’objectif évoqué d’une liaison en deux heures doit donc être distingué du calendrier de livraison des trains : il reste conditionné à la modernisation de la ligne.
Pour Renfe, l’investissement répond aussi à un enjeu de compétitivité. L’opérateur décrit « une opération qui renforce sa stratégie de croissance et de consolidation dans un marché de plus en plus concurrentiel. Ce projet permettra d’accroître la capacité, d’optimiser l’efficacité opérationnelle et de la préparer à un environnement de mobilité en constante évolution ».
Un calendrier de livraison décisif pour Siemens
Le défi sera désormais industriel. Les cinq premières unités devront être livrées en moins de 40 mois, soit trois ans et quatre mois. Les livraisons suivantes devront se poursuivre à cadence régulière pour achever la commande en 62 mois, soit cinq ans et deux mois.
Comme le rapporte Europa Press dans son analyse de l’attribution du contrat, la capacité du constructeur à respecter ses engagements a constitué un critère central. Renfe souligne qu’elle ne peut se permettre de subir de nouveaux retards de ses fournisseurs.
Rapporté à une attribution fin octobre 2026, ce calendrier situe les premières livraisons autour du début de l’année 2030. Il ne constitue cependant pas, à lui seul, une garantie de mise en service commerciale à cette date.
La solidité du constructeur a ainsi pesé dans l’attribution du marché. Renfe met en avant les capacités financières et industrielles de Siemens, ainsi que son expérience internationale, pour justifier son choix. Pour le groupe allemand, l’enjeu sera de transformer ce succès commercial en livraisons effectives. Pour l’opérateur espagnol, la disponibilité de ces nouvelles rames conditionnera sa capacité à proposer davantage de places face à ses concurrents.
Questions fréquentes
Quel est le montant du contrat Siemens-Renfe ?
Renfe a attribué à Siemens une commande de 30 trains Velaro Novo pour 1,218 milliard d'euros, maintenance comprise, avec une option permettant de porter l'acquisition à 40 rames.
Combien de places offre le Velaro Novo ?
Le Velaro Novo proposera 520 places, réparties entre classes « touriste » et « préférentielle », alors que le cahier des charges de Renfe prévoyait au moins 450 places par rame.
Quelle vitesse atteindront les nouveaux trains Renfe ?
Les rames sont conçues pour atteindre 350 km/h. Cette vitesse en exploitation commerciale dépendra toutefois de l'adaptation de l'infrastructure, notamment sur l'axe Madrid-Barcelone.
Quel est le calendrier de livraison des trains ?
Les cinq premières unités doivent être livrées en moins de 40 mois et l'ensemble de la commande achevé en 62 mois, soit cinq ans et deux mois.
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