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dimanche, novembre 1, 2026
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Grèves, blocages, manifestations : les prochains rendez-vous de la contestation sociale

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La contestation sociale recule : les manifestations du 31 octobre ont rassemblé 320 000 personnes selon les autorités, contre 410 000 le 24 octobre. Les syndicats appellent à une journée de grèves et manifestations le 5 novembre, tandis que les gilets jaunes veulent prolonger le mouvement les 6 et 7 novembre.

Faits clés
Participation du 31 octobre 320 000 personnesdans l'ensemble du pays, selon les autorités, dont 70 000 à Paris
Participation du 24 octobre 410 000 participantsen France selon les autorités, dont 110 000 à Paris
Décompte Intersyndicale jeunesse 31 octobre près de 500 000 manifestantsrevendiqués, dont 200 000 à Paris
Forces de l'ordre mobilisées 70 000 policiers et gendarmespour la journée du 31 octobre
Interpellations du 31 octobre 565 interpellationsbilan arrêté à 21 heures, contre près d'un millier le 24 octobre

   La contestation sociale se poursuit, mais les cortèges ont perdu en affluence. Les manifestations du samedi 31 octobre ont rassemblé 320 000 personnes dans l’ensemble du pays, dont 70 000 à Paris, selon les autorités. Une semaine auparavant, le 24 octobre, elles avaient dénombré 410 000 participants en France, dont 110 000 dans la capitale.

L’Intersyndicale de la jeunesse a, de son côté, revendiqué près de 500 000 manifestants, dont 200 000 à Paris, contre respectivement 800 000 et 250 000 lors de la précédente journée. Malgré des estimations toujours éloignées, les deux décomptes témoignent ainsi d’un recul de la participation.

La vie chère et les moyens de l’éducation au cœur des revendications

Le pouvoir d’achat reste l’un des principaux moteurs de la mobilisation. Dans les cortèges, les participants ont également dénoncé les moyens jugés insuffisants de l’Éducation nationale et la gestion policière du mouvement lycéen.

Pour cet « acte III » de la contestation, certains manifestants avaient choisi de défiler déguisés à l’occasion d’Halloween. Les marches se sont déroulées dans une ambiance globalement bon enfant, sous un encadrement policier important et sur des parcours souvent éloignés des centres-villes.

« Les cortèges se sont bien passés dans le cadre des manifestations déclarées », a commenté le ministère de l’Intérieur. Ce constat sur le déroulement des défilés s’accompagne toutefois d’un bilan faisant état de nombreuses interpellations à l’échelle nationale.

Manifestants avec pancarte 31 octobre entre porte de Bagnolet et porte de Charenton ( credit photo H B Echosplus)
Après ce troisième samedi de manifestations, les organisations de jeunesse entendent maintenir la pression. ( credit photo H_B_  Echosplus)

Un dispositif de sécurité de 70 000 policiers et gendarmes

Au total, 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour cette journée. Le dispositif visait notamment à prévenir une répétition des pillages et des dégradations de commerces survenus le 17 octobre.

À Paris, les manifestants se sont élancés de la porte de Bagnolet, dans l’est de la capitale. Le Conseil d’État avait confirmé l’interdiction du parcours entre Bastille et Nation proposé par les organisateurs, au profit d’un itinéraire reliant la porte de Bagnolet à la porte de Charenton.

Selon le ministère, « des éléments radicaux » ont « tenté » de pénétrer dans plusieurs centres-villes, notamment à Bordeaux, Nantes, Toulouse, Rennes et Lille, afin « de commettre des dégradations et des pillages ».

Les forces de l’ordre avaient procédé à 565 interpellations dans le pays, selon un bilan arrêté à 21 heures. Ce chiffre reste inférieur aux près d’un millier d’interpellations comptabilisées en fin de journée le 24 octobre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a également fait état de 40 000 contrôles en France, dont 15 000 en Île-de-France.

Pancarte manifestation du 31 octobre 26 porte de Bagnolet porte de Charenton ( credit photo H B Echosplus)
Les organisations demandent de défendre « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». credit photo H_B_Echosplus.

Des appels aux blocages avant la journée du 5 novembre

Après ce troisième samedi de manifestations, les organisations de jeunesse entendent maintenir la pression. L’Union syndicale lycéenne, l’Union étudiante et l’Union nationale des étudiants de France (Unef) ont appelé à bloquer les lycées et les universités mardi 3 et jeudi 5 novembre.

La journée du jeudi 5 novembre doit aussi élargir la mobilisation au monde du travail. Dans leur communiqué commun, la CFDT, la CGT, Force ouvrière, l’Unsa et la FSU appellent les salariés du privé et du public, les retraités et les jeunes à une journée de grèves et de manifestations pour défendre « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie »

Dans leur communiqué, ces organisations demandent de défendre « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Ces revendications prolongent les préoccupations exprimées dans les cortèges autour du coût de la vie et du financement des services publics.

Les gilets jaunes veulent prolonger le mouvement les 6 et 7 novembre

La coordination des gilets jaunes, à l’origine de cet « acte III » de mobilisation sociale, souhaite poursuivre la contestation au-delà de la journée intersyndicale. Elle appelle à faire « un six-seven populaire » en poursuivant « le mouvement les 6 et 7 novembre ».

Plusieurs échéances se succèdent donc dès la semaine prochaine. Après le recul de la participation du 31 octobre, la journée du 5 novembre constituera un nouveau test pour les organisations syndicales : celui de leur capacité à mobiliser ensemble les jeunes, les salariés et les retraités autour des salaires, de l’emploi et des services publics.

Questions fréquentes

Quand aura lieu la prochaine grève ?

Les lycées et universités sont appelés à être bloqués les mardi 3 et jeudi 5 novembre. Le 5 novembre, une journée de grèves et manifestations élargit la mobilisation au monde du travail.

Combien de manifestants le 31 octobre ?

Les autorités ont dénombré 320 000 personnes en France, dont 70 000 à Paris. L'Intersyndicale de la jeunesse a revendiqué près de 500 000 manifestants, dont 200 000 à Paris.

Quelles sont les revendications des manifestants ?

Le pouvoir d'achat et la vie chère, les moyens jugés insuffisants de l'Éducation nationale, ainsi que les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie.

Que prévoient les gilets jaunes ?

La coordination des gilets jaunes appelle à faire « un six-seven populaire » en poursuivant le mouvement les 6 et 7 novembre, au-delà de la journée intersyndicale du 5 novembre.

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La Rédactionhttps://echosplus.com
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