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Retraites : Édouard Philippe propose un départ à 65 ans et 45 années de cotisation

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Dans une vidéo publiée le 29 septembre, Édouard Philippe précise son projet de réforme des retraites. Le candidat Horizons propose de porter la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans en moins de dix ans, avec des aménagements pour les carrières longues et les métiers pénibles.

Faits clés
Âge de départ proposé 65 anspour les Français qui le peuvent
Durée de cotisation visée 45 ans
Délai d'atteinte des objectifs en moins de 10 ans
Départs anticipés un Français sur troisentre 60 et 64 ans
Départ pour personnes en situation de handicap 55 ansseuil maintenu

    Édouard Philippe précise son projet de réforme des retraites. Dans une vidéo publiée sur YouTube ce mardi 29 septembre, l’ancien Premier ministre défend un allongement de la vie active, assorti d’aménagements pour les carrières longues, les métiers pénibles et les personnes en mauvaise santé. Il retient un objectif de 65 ans, en deçà du seuil de 67 ans qu’il avait auparavant envisagé.

« Il est temps de parler des retraites, sans faux-semblant, sans caricature, calmement, sérieusement », explique le candidat Horizons. Promettant une réforme « responsable pour tous et juste pour chacun », il présente le redressement financier du système comme une priorité, afin d’agir avant l’apparition d’une crise.

Un relèvement progressif en moins de dix ans

Au cœur de sa proposition figurent deux leviers : l’âge de départ et la durée de cotisation. Édouard Philippe entend « porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l’âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent ». Ces objectifs seraient atteints « en moins de 10 ans ».

Pour y parvenir, il souhaite d’abord reprendre la trajectoire de la réforme de 2023, qui prévoyait de relever l’âge légal à 64 ans et la durée d’assurance requise pour le taux plein à 43 ans, avant d’aller au-delà.

La suspension de cette réforme a modifié le calendrier de montée en charge. Comme le précise la Sécurité sociale, le seuil de 62 ans et neuf mois concerne certaines générations : il ne constitue pas un âge de départ uniforme pour l’ensemble des assurés.

Des départs avant 65 ans pour un Français sur trois

Le candidat affirme vouloir adapter l’effort demandé aux parcours professionnels. Selon lui, « un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans ». Il entend ainsi tenir compte de « ces femmes et de ces hommes qui ont commencé à travailler très jeune, ou qui exercent des métiers pénibles, ou dont le corps ne suit plus parce que le travail les a usés ».

Les dispositifs de carrière longue seraient maintenus afin de permettre des départs anticipés selon l’âge d’entrée dans la vie active et le parcours de chacun.

Édouard Philippe assure également que « l’âge de la retraite des personnes en mauvaise santé n’évoluera pas ». Il cite le maintien de possibilités de départ à 55 ans pour les personnes en situation de handicap, à 60 ans en cas d’incapacité permanente et à 62 ans pour les personnes en invalidité. Ces seuils sont présentés dans son projet comme des protections à préserver.

Une gestion confiée aux partenaires sociaux après le retour à l’équilibre

L’ancien chef du gouvernement propose aussi de faire évoluer le pilotage des retraites. Il souhaite réserver « une vraie place à la négociation entre les partenaires sociaux » et leur confier « totalement » la gestion du système.

Ce transfert serait toutefois conditionné à son redressement financier : il interviendrait « une fois que nous aurons remis notre système à l’équilibre ». Le candidat place ainsi les mesures de rééquilibrage avant le changement de gouvernance.

Une capitalisation obligatoire en complément de la répartition

Au-delà des mesures d’âge et de cotisation, Édouard Philippe défend l’introduction d’une part de capitalisation. Celle-ci aurait vocation à « compléter » le système par répartition, dans lequel les cotisations des actifs financent les pensions des retraités.

Il souhaite rendre ce complément « obligatoire », avec l’objectif d’associer tous les salariés à la valorisation du capital. Mais il distingue cette transformation de long terme des réponses nécessaires au financement immédiat des pensions : « il faut commencer maintenant, mais ça ne réglera pas nos problèmes immédiats ».

Pour encourager l’épargne retraite dès l’entrée dans la vie professionnelle, le candidat propose enfin que l’État effectue « un premier versement » sur le plan d’épargne retraite (PER) de « chaque jeune travailleur, dès son premier emploi ». Le montant de cet abondement, son coût pour les finances publiques et ses modalités de financement ne sont pas précisés dans les éléments présentés.

Questions fréquentes

Quel âge de départ à la retraite propose Édouard Philippe ?

Il retient un objectif de 65 ans, en deçà du seuil de 67 ans qu'il avait auparavant envisagé, pour les Français qui le peuvent, atteint en moins de dix ans.

Qui pourra partir avant 65 ans selon Édouard Philippe ?

Selon lui, un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans, notamment ceux ayant commencé jeune ou exerçant des métiers pénibles.

Édouard Philippe veut-il une retraite par capitalisation ?

Il défend une part de capitalisation obligatoire pour compléter le système par répartition, avec un premier versement de l'État sur le PER de chaque jeune travailleur dès son premier emploi.

Qui gérerait le système de retraites dans son projet ?

Il souhaite confier totalement la gestion aux partenaires sociaux, mais seulement une fois le système remis à l'équilibre financier.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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