Le climat des affaires en France est reste degrade en juin, malgre un leger rebond a 94 selon l'Insee, contre 93 en mai. Dans le meme temps, le climat de l'emploi se degrade pour le troisieme mois consecutif, tombant a 89, son plus bas niveau depuis 2013 hors crise sanitaire.
| Climat des affaires juin | 94contre 93 en mai apres revision, moyenne de longue periode a 100 |
|---|---|
| Climat de l'emploi juin | 89perd trois points, plus faible niveau depuis juin 2013 hors Covid |
| Climat des affaires commerce de detail | 90passe de 89 a 90 |
| Climat des affaires services | 93reste inferieur a sa moyenne de longue periode |
| Recul industrie | deux pointsretrouve son niveau moyen de long terme |
- Le climat des affaires en France est resté dégradé en juin malgré un léger rebond de l’indicateur synthétique publié par l’Insee.
- Dans le même temps, le climat de l’emploi continue de se détériorer et atteint son plus faible niveau depuis 2013, hors période de crise sanitaire.
Un climat des affaires toujours inférieur à sa moyenne de long terme. L’économie française montre quelques signes de stabilisation, mais les perspectives demeurent fragiles. Selon les données publiées mardi 23 juin par l’Insee, l’indicateur synthétique du climat des affaires s’établit à 94 en juin, contre 93 en mai après révision. Malgré cette légère progression, il reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période fixée à 100.
Cet indicateur est calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs marchands. Pour l’Insee, le climat des affaires « reste dégradé » malgré ce léger rebond observé au cours du mois.
La révision du chiffre de mai résulte de l’intégration de réponses tardives d’entreprises, qui ont conduit l’institut statistique à abaisser d’un point l’estimation initiale.
Le commerce de détail résiste, l’industrie et le bâtiment reculent
Dans le détail, les évolutions sectorielles restent contrastées. Le climat des affaires s’améliore légèrement dans le commerce de détail et la réparation automobile. L’indicateur gagne un point, passant de 89 à 90. Il demeure toutefois largement en dessous de son niveau moyen historique.
Les services affichent une situation plus stable. L’indicateur sectoriel reste fixé à 93, un niveau qui demeure inférieur à sa moyenne de longue période. L’Insee souligne que le climat « reste dégradé dans tous les sous-secteurs des services », illustrant la prudence persistante des acteurs économiques.
À l’inverse, l’industrie enregistre un repli. L’indicateur sectoriel perd deux points et retrouve son niveau moyen de long terme. Le bâtiment montre également des signes de fragilité : si les chefs d’entreprise jugent plus sévèrement leur activité récente, leurs anticipations concernant l’activité future s’améliorent légèrement.
Le climat de l’emploi au plus bas depuis 2013
Le principal signal d’alerte provient du marché du travail. Pour le troisième mois consécutif, le climat de l’emploi se dégrade.
L’indicateur dédié perd trois points en juin pour s’établir à 89, après avoir déjà reculé le mois précédent. Selon l’Insee, le climat de l’emploi « s’assombrit davantage » et atteint son niveau le plus faible depuis juin 2013, hors période exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19.
Cette détérioration traduit notamment un affaiblissement des intentions d’embauche et des perspectives d’emploi exprimées par les entreprises dans plusieurs secteurs d’activité.
Une reprise économique toujours fragile
Ces résultats confirment la prudence des entreprises françaises dans un contexte marqué par une croissance modérée, des incertitudes géopolitiques persistantes et une demande encore hésitante.
Si le léger rebond du climat des affaires suggère une stabilisation de l’activité, la poursuite de la dégradation du marché du travail témoigne d’un environnement économique encore peu favorable à une véritable accélération de la croissance au cours des prochains mois.
Questions fréquentes
Quel est le climat des affaires en France en juin 2025 ?
L'indicateur synthetique du climat des affaires s'etablit a 94 en juin, contre 93 en mai apres revision. Il reste nettement inferieur a sa moyenne de longue periode fixee a 100.
Pourquoi le climat de l'emploi est-il au plus bas depuis 2013 ?
L'indicateur de l'emploi perd trois points en juin pour s'etablir a 89, en raison d'un affaiblissement des intentions d'embauche et des perspectives d'emploi dans plusieurs secteurs.
Quels secteurs resistent le mieux en juin ?
Le commerce de detail et la reparation automobile s'ameliorent, gagnant un point a 90. Les services restent stables a 93, tandis que l'industrie et le batiment reculent.
Quand l'Insee a-t-elle publie ces donnees ?
Les donnees ont ete publiees mardi 23 juin par l'Insee, a partir des reponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs marchands.
