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Hydrocarbures : l’Algérie prévoit 71,6 milliards de dollars d’investissements d’ici 2030

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L'Algerie prevoit 71,6 milliards de dollars d'investissements dans les hydrocarbures d'ici 2030. Presente par le ministre Mohamed Arkab, ce programme consacre 52 milliards de dollars a l'amont et pres de 13 milliards au raffinage et a la petrochimie, pour viser une production primaire de 201 millions de TEP.

Faits clés
Investissement total hydrocarbures d'ici 2030 71,6 milliards de dollarsProgramme presente par Mohamed Arkab
Enveloppe activite amont 52 milliards de dollarsExploration et production, pres de 73 % du montant
Raffinage et petrochimie pres de 13 milliards de dollars
Objectif production primaire 2030 pres de 201 millions de tonnes equivalent petrole (TEP)
Decouvertes d'hydrocarbures depuis debut 2026 17 nouvelles decouvertesRealisees par Sonatrach avec ses propres moyens

   L’Algérie veut renforcer ses capacités de production tout en développant ses industries de transformation. Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présenté, samedi 17 octobre à Alger, un programme d’investissement de 71,6 milliards de dollars à l’horizon 2030, lors de son audition devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée au projet de loi de finances pour 2027.

Selon ses déclarations rapportées par l’Agence Algérie Presse Service (APS), cette enveloppe doit soutenir l’exploration, le développement des gisements et les projets industriels du secteur.

L’exploration et la production concentrent 52 milliards de dollars

« Une enveloppe d’investissement de près de 71,6 milliards de dollars a été allouée au développement de l’activité des hydrocarbures, dont 52 milliards de dollars destinés à l’activité amont et près de 13 milliards de dollars aux projets de raffinage et de pétrochimie », a précisé Mohamed Arkab.

L’amont pétrolier et gazier, qui couvre notamment l’exploration et la production, concentre ainsi près de 73 % du montant annoncé. Cette répartition traduit la priorité accordée au développement des ressources, parallèlement à l’augmentation des capacités de transformation.

À l’horizon 2030, le secteur vise une production primaire de près de 201 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP). Le gouvernement entend également porter le taux de transformation et de valorisation des hydrocarbures à plus de 50 % de la production primaire, contre près de 30 % actuellement.

Hassi Messaoud, Arzew et Skikda au cœur du volet industriel

Le programme prévoit plusieurs projets de raffinage et de pétrochimie. Parmi les installations citées figurent la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, une unité de production de méthyl tert-butyl éther (MTBE), ainsi qu’un complexe de production de polypropylène à Arzew.

Mohamed Arkab a également évoqué un projet de polypropylène en Turquie et une unité de production d’alkylbenzène linéaire à Skikda. Ces investissements s’inscrivent dans l’objectif de développer les industries de transformation et de mieux valoriser les ressources nationales.

Au-delà des capacités industrielles, le programme sectoriel comprend des actions de réduction des émissions, de modernisation de la gestion et de renforcement de la sécurité hydrique.

Une soixantaine de compagnies intéressées par l’exploration

Pour accompagner cette stratégie, l’Algérie cherche à attirer de nouveaux partenaires internationaux. Selon le ministre, l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2026 », lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), a suscité l’intérêt d’une soixantaine de compagnies.

Il porte sur sept périmètres d’exploration répartis entre les wilayas de Ouargla, Illizi, Touggourt et El Bayadh. Parmi les entreprises intéressées, 21 ont satisfait aux conditions d’accès aux dossiers techniques et aux salles de données virtuelles disponibles depuis juin 2026. Cette étape concerne l’accès aux informations nécessaires à l’évaluation des périmètres, et ne constitue pas une attribution de contrats.

Sonatrach poursuit, en parallèle, ses partenariats avec plusieurs groupes étrangers. Mohamed Arkab a cité les contrats signés avec l’italien Eni, l’indonésien Pertamina, l’espagnol Repsol, le chinois Sinopec et l’américain Occidental Petroleum.

Le ministre a aussi mis en avant le contrat obtenu par l’Entreprise nationale de forage (Enafor) pour le forage de puits d’exploration au Niger, dans le cadre du développement de ses activités internationales.

Le gaz algérien mise sur les contrats européens à long terme

Le développement de la production s’accompagne d’un renforcement des relations commerciales avec les clients européens. Mohamed Arkab a fait état d’une hausse de la demande européenne en gaz algérien et évoqué le renouvellement ou la signature de contrats d’approvisionnement à long terme avec des partenaires en Italie, en Espagne, en Slovénie, en Tchéquie et en Allemagne.

Le ministre a également abordé le projet de gazoduc transsaharien, destiné à relier le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger. Il a rappelé la reprise des négociations selon le calendrier établi et annoncé le lancement des travaux du tronçon algérien dans la wilaya d’Adrar.

Dix-sept découvertes et une progression du dessalement

Sur le plan opérationnel, Mohamed Arkab a annoncé 17 nouvelles découvertes d’hydrocarbures depuis le début de 2026, réalisées par Sonatrach avec ses propres moyens. Il a également fait état d’une production primaire avoisinant 128 millions de TEP dans le bilan présenté aux députés.

Le ministre a enfin évoqué l’avancement du projet de phosphate intégré et les activités de dessalement de l’eau de mer. La production cumulée des stations en exploitation a atteint 804 millions de mètres cubes à fin septembre 2026, soit une hausse de 26 % par rapport à la même période de 2025.

Questions fréquentes

Combien l'Algerie va-t-elle investir dans les hydrocarbures d'ici 2030 ?

L'Algerie prevoit 71,6 milliards de dollars, dont 52 milliards pour l'amont (exploration et production) et pres de 13 milliards pour le raffinage et la petrochimie, selon le ministre Mohamed Arkab.

Quels projets industriels sont prevus en Algerie ?

Le programme inclut la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, une unite de MTBE, un complexe de polypropylene a Arzew, un projet de polypropylene en Turquie et une unite d'alkylbenzene lineaire a Skikda.

Quels partenaires etrangers travaillent avec Sonatrach ?

Sonatrach a signe des contrats avec l'italien Eni, l'indonesien Pertamina, l'espagnol Repsol, le chinois Sinopec et l'americain Occidental Petroleum.

Combien d'entreprises sont interessees par l'appel d'offres Algeria Bid Round 2026 ?

Une soixantaine de compagnies ont manifeste leur interet. L'appel porte sur sept perimetres d'exploration dans les wilayas de Ouargla, Illizi, Touggourt et El Bayadh. 21 ont satisfait aux conditions d'acces.

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