26.9 C
Paris
mercredi, août 12, 2026
AccueilActualitéThales annonce plus de 9 000 recrutements en 2026, dont 3 300...

Thales annonce plus de 9 000 recrutements en 2026, dont 3 300 en France

Date:

4 min de lecture
  • Le groupe français Thales prévoit de recruter plus de 9 000 personnes dans le monde en 2026, dont 3 300 en France.
  • Une campagne tirée par la montée en puissance des activités de défense, dopées par des carnets de commandes en forte hausse depuis la guerre en Ukraine.

    Thales, groupe d’électronique spécialisé dans l’aérospatial, la défense, la sécurité et le transport terrestre, va recruter plus de 9 000 personnes dans le monde en 2026, dont 3 300 en France, selon des informations révélées par franceinfo lundi 9 février. Plus de la moitié de ces recrutements se fera dans le secteur de la défense, avec des profils allant de l’ouvrier qualifié à l’ingénieur, et des niveaux de diplôme allant du CAP au doctorat. Parmi les postes recherchés figurent notamment des soudeurs, des techniciens chargés de développer des logiciels, ainsi que des chercheurs spécialisés dans l’intelligence artificielle.

Ces embauches visent à répondre à des carnets de commandes qui ne désemplissent pas depuis le début de la guerre en Ukraine. « Le contexte géopolitique amène à soutenir la montée en cadence de notre activité », explique à franceinfo Matthieu Motillon, directeur des recrutements de Thales en France. Le groupe a notamment accéléré fortement sur certaines lignes de production : « Sur notre activité radar, on a plus que triplé la production », précise-t-il.

Cette campagne s’inscrit dans une stratégie déjà bien engagée. Depuis cinq ans, Thales recrute au moins 8 000 personnes par an. En 2025, 8 800 collaborateurs ont été embauchés, dont 3 000 en France. Dans l’Hexagone, la grande majorité des postes pourvus concernent des métiers techniques : « à peu près 70% de nos recrutements » ont été réalisés dans l’ingénierie, détaille Matthieu Motillon.

3 300 recrutements en France, surtout concentrés en Île-de-France

En France, la majorité des embauches prévues en 2026 se fera en région parisienne. Sur les 3 300 recrutements annoncés, 1 630sont programmés en Île-de-France. Les autres embauches se répartissent dans plusieurs régions, notamment en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Occitanie, dans le Centre-Val de Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Pays de la Loire, confirmant l’importance des implantations industrielles du groupe sur le territoire.

Des besoins spécifiques selon les bassins industriels

Thales met en avant des recrutements adaptés aux réalités locales. En Bretagne, les besoins concernent principalement des métiers de production, avec « des charpentiers, des chaudronniers ou des soudeurs », précise Matthieu Motillon. En Normandie, notamment à Cherbourg, le groupe identifie « des besoins de techniciens dans le domaine nucléaire ». Dans le sud de la France, les recrutements s’orientent davantage vers des programmes navals, « plutôt sur des projets de maintenance des grands porte-avions», ajoute-t-il.

Au-delà de la France, Thales prévoit une vague d’embauches dans plusieurs pays. Sur les 9 000 recrutements annoncés dans le monde, 800 sont prévus au Royaume-Uni, 630 en Amérique du Nord, 530 en Australie et 520 aux Pays-Bas. Le groupe prévoit également des recrutements en Inde, en Allemagne, en Roumanie, à Singapour et en Pologne, signe d’une montée en puissance globale sur ses marchés stratégiques.

L’industrie de défense confrontée à une pénurie de main-d’œuvre

Cette dynamique n’est pas propre à Thales. Sur les plateformes d’emploi, de nombreux industriels du secteur multiplient les annonces, qu’il s’agisse de grands groupes comme Dassault ou Safran, d’entreprises plus petites ou encore d’acteurs publics comme la Direction générale de l’armement (DGA).

Selon Benoît Labrousse, président du cabinet de recrutement Randstad France, « l’industrie de la défense, c’est à peu près 200 000 emplois en France ». Mais le secteur fait déjà face à une tension forte : « à peu près 10 000 emplois ne sont pas pourvus aujourd’hui ». Et la situation pourrait s’accentuer d’ici la fin de la décennie : « d’ici 2030, sur les 200 000, à peu près 60 000 vont partir à la retraite », souligne-t-il.

La Rédactionhttps://echosplus.com
La Rédaction d’Echos Plus propose une information indépendante, rigoureuse et accessible sur l’actualité économique, financière et géopolitique en France, au Maghreb, en Europe et à l’international. À travers des analyses, décryptages et mises en perspective, nous couvrons les grands enjeux qui transforment les économies et les sociétés : énergie, finance, entreprises, marchés, innovation et commerce international. Signés « La Rédaction », nos articles reflètent l’engagement d’Echos Plus en faveur d’un journalisme de qualité, au service de la compréhension des mutations du monde et du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.

Les plus populaires