Les auditions de Kévin T., suspect de l'attentat de Trappes et La Verrière, ont repris lundi après-midi. Le suspect reconnaît la matérialité des faits mais conteste le mobile raciste. L'attaque, menée sur huit sites vendredi 23 octobre, a fait un mort et sept blessés, dont quatre grièvement.
| Nombre de sites visés | huit sites différentsTrappes et La Verrière |
|---|---|
| Personnes tuées | Un Français, Pengo Bossio Wangiattentat du vendredi 23 octobre |
| Personnes blessées | Sept autres personnesdont quatre grièvement, dont une enfant |
| Âge du suspect | âgé de 39 ansKévin T., de nationalité française |
| Condamnations au casier | quatre condamnations de droit communtoutes réhabilitées, dernière en 2012 |
Le suspect a ouvert le feu sur huit sites différents à Trappes et à La Verrière. Un Français, Pengo Bossio Wangi, a été tué. Sept autres personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, selon le bilan présenté par le parquet. Parmi les victimes figure une enfant.
Un nouvel examen psychiatrique avant la reprise des auditions
La reprise de la garde à vue est intervenue après une nouvelle évaluation médicale. « Un psychiatre a procédé à un nouvel examen de l’intéressé », a précisé Olivier Christen devant les journalistes.
Selon les conclusions rapportées par le procureur, le suspect « ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signe direct ou indirect en faveur d’une activité hallucinatoire ou délirante ». L’examen n’a pas non plus relevé « de signes cliniques d’une pathologie aliénante, décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte ».
Les analyses sanguines ont, par ailleurs, révélé la présence de cannabis et de cocaïne, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat).
Un homme inconnu des services de renseignement
De nationalité française et âgé de 39 ans, Kévin T. « était inconnu des services de renseignement », a indiqué Olivier Christen. Son casier judiciaire porte mention de « quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées », dont la dernière remonte à 2012.
Plus tôt lundi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait insisté sur la difficulté à repérer certains passages à l’acte. « (Ces types de profils ) sont ceux qui nous inquiètent le plus », avait-il déclaré, évoquant « des individus un peu isolés, qui sont nourris d’idéologie raciste, qui s’abreuvent des discours ambiants et qui soudainement passent à l’action ».
C’est « ce qui est le plus difficile à détecter », avait ajouté le ministre. Concernant Kévin T., Laurent Nuñez a affirmé qu’il « était mû par la haine, le racisme, et il a tué pour ça ». Le suspect conteste, de son côté, cette motivation raciste.
Des armes retrouvées dans le véhicule, aucun tract politique
Les enquêteurs ont découvert dans la voiture du suspect « un pistolet mitrailleur (…) ainsi que plusieurs éléments d’armes et de munitions, en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menottes, un brassard Police », a détaillé le Pnat.
Olivier Christen a également rectifié une information initialement rapportée par Le Monde, qui avait évoqué la présence de prospectus du Rassemblement national dans le véhicule. « Je tiens à préciser qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule », a déclaré le procureur.
Un appartement piégé à Plaisir
Le suspect avait également piégé son domicile, situé à Plaisir, dans les Yvelines, « dont il était propriétaire », selon Olivier Christen. Le procureur a décrit un dispositif « assez basique et mal configuré », composé « de deux minuteurs ». Celui-ci était néanmoins en capacité de « détruire l’appartement et endommager les appartements adjacents ».
L’intervention du Raid a permis de réduire le danger. « L’ouverture de la fenêtre puis de la porte par le Raid a permis de faire baisser l’intensité en gaz », a expliqué Olivier Christen.
Questions fréquentes
Qui est le suspect de l'attentat de Trappes ?
Kévin T., Français de 39 ans, inconnu des services de renseignement. Son casier porte quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées, dont la dernière remonte à 2012.
Combien de victimes dans l'attentat de Trappes et La Verrière ?
Un Français, Pengo Bossio Wangi, a été tué. Sept autres personnes ont été blessées, dont quatre grièvement. Parmi les victimes figure une enfant.
Le suspect reconnaît-il le mobile raciste ?
Le suspect reconnaît la matérialité des faits mais conteste le caractère raciste de ses crimes, selon le procureur Olivier Christen. Le ministre Laurent Nuñez affirme qu'il était mû par la haine et le racisme.
Qu'ont trouvé les enquêteurs dans le véhicule ?
Un pistolet mitrailleur, des éléments d'armes et munitions, chargeurs, pointeur laser, couteau, bombe lacrymogène, menottes et un brassard Police. Aucun tract d'un parti politique n'a été découvert.
