David Amiel a avancé, mardi 27 octobre sur TF1, une piste pour financer les mesures en faveur des lycéens et étudiants dans le budget 2027 : renforcer la lutte contre les abus d'optimisation fiscale, notamment chez les plus fortunés. Le ministre réaffirme un objectif de déficit de 5 % du PIB.
Comment financer les nouvelles dépenses consacrées à la jeunesse sans creuser davantage les comptes publics ? Au lendemain des annonces gouvernementales en faveur des lycéens et des étudiants, David Amiel a avancé, mardi 27 octobre sur TF1, une piste fiscale : renforcer les dispositions visant les abus d’optimisation, notamment chez les contribuables les plus fortunés. Une option qui doit encore être discutée au Parlement dans le cadre du budget 2027.
Les niches fiscales dans le débat budgétaire
Le ministre entend s’appuyer sur les mesures déjà inscrites dans le projet de loi de finances pour dégager des marges de financement supplémentaires.
« Le gouvernement avait mis sur la table des mesures de lutte contre l’abus d’optimisation fiscale contre certaines niches dans son texte initial, et évidemment que ces mesures, notamment [concernant] les plus fortunés, pourraient encore être renforcées », a déclaré David Amiel sur TF1.
Le durcissement évoqué reste donc une piste de négociation budgétaire. Le ministre n’a précisé, dans ces déclarations, ni les dispositifs susceptibles d’être concernés ni le rendement attendu de leur renforcement.
Financer les annonces pour les lycéens et les étudiants
L’exécutif doit désormais intégrer au budget 2027 les premières mesures du plan annoncé lundi en faveur de la jeunesse. Parmi elles figurent notamment un milliard d’euros pour la rénovation des universités ainsi que des postes d’enseignants supplémentaires.
Ces engagements devront s’accompagner de nouvelles compensations budgétaires, a insisté David Amiel. Leur inclusion dans le budget « devra être financée par des efforts supplémentaires : on ne peut pas promettre d’une main à la jeunesse et de l’autre l’étrangler par de la dette supplémentaire » à rembourser, a-t-il considéré.
Le ministre a ainsi réaffirmé le caractère « intangible » de l’objectif de déficit public de 5 % du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain. Les dépenses nouvelles devront donc trouver leur financement dans les arbitrages du débat parlementaire.
La jeunesse comme terrain de compromis politique
Au-delà de l’équation financière, David Amiel souhaite faire des mesures destinées aux lycéens et aux étudiants un point d’appui pour un accord sur le budget.
« L’année dernière, le compromis politique a été réalisé autour de la suspension de la réforme des retraites, je trouve que c’est une meilleure nouvelle si cette année on le noue pour la jeunesse », a-t-il déclaré.
Reste à traduire cette ouverture en dispositions budgétaires. Les discussions devront préciser à la fois les efforts supplémentaires demandés, la place du renforcement de la lutte contre les abus d’optimisation fiscale et les moyens effectivement consacrés aux premières mesures du plan.
Questions fréquentes
Comment financer les mesures pour la jeunesse en 2027 ?
David Amiel propose de renforcer les mesures de lutte contre les abus d'optimisation fiscale, notamment chez les contribuables les plus fortunés, une piste à discuter au Parlement dans le budget 2027.
Quelles mesures sont prévues pour les étudiants et lycéens ?
Le plan prévoit notamment un milliard d'euros pour la rénovation des universités ainsi que des postes d'enseignants supplémentaires, à intégrer au budget 2027.
Quel est l'objectif de déficit public pour 2027 ?
David Amiel a réaffirmé le caractère « intangible » de l'objectif de déficit public de 5 % du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain.
Sur quoi David Amiel veut-il nouer un compromis budgétaire ?
Il souhaite faire des mesures destinées aux lycéens et étudiants un point d'appui pour un accord sur le budget, après le compromis de l'an dernier autour de la suspension de la réforme des retraites.
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