En octobre, les voitures particulières neuves immatriculées en France ont atteint 149 341 unités, en hausse de 7 %. L'électrique dépasse 41 % des ventes, gagnant quelque 17 points en un an. Stellantis progresse de 2,8 % tandis que le groupe Renault recule de 4,1 %.
| Immatriculations voitures neuves octobre | 149 341 unitésen hausse de 7 % par rapport à octobre 2025 (source PFA) |
|---|---|
| Part de marché des voitures électriques | un peu plus de 41 %contre environ 24 % en octobre 2025 |
| Gain de part de marché en un an | quelque 17 pointsen douze mois |
| Véhicules rechargeables (électriques + hybrides rechargeables) | près de 49 %des immatriculations |
| Progression Tesla en France | 35,3 %progression de ses immatriculations sur le mois |
Le marché automobile français poursuit sa progression, sur fond de transformation des motorisations. Selon les données de la Plateforme automobile (PFA), les immatriculations de voitures particulières neuves ont atteint 149 341 unités en octobre, en hausse de 7 % par rapport au même mois de 2025.
Derrière cette hausse, l’électrique s’impose comme le principal moteur du marché. Sa progression modifie les équilibres entre constructeurs et réduit davantage la place des motorisations essence et diesel sans hybridation.
Les voitures électriques gagnent 17 points de part de marché en un an
Les voitures entièrement électriques représentent désormais un peu plus de 41 % des immatriculations françaises, contre environ 24 % en octobre 2025. En douze mois, leur part de marché a ainsi gagné quelque 17 points. En intégrant les hybrides rechargeables, les véhicules pouvant être branchés sur une prise atteignent près de 49 % des immatriculations.
Cette évolution traduit une modification rapide du « mix-énergétique » automobile, autrement dit de la répartition des ventes entre les différentes motorisations. Elle doit toutefois être distinguée de celle du parc en circulation : les chiffres d’octobre portent uniquement sur les voitures neuves immatriculées pendant le mois.
À l’inverse, les modèles essence sans hybridation ne représentent plus qu’environ 10 % des immatriculations, et les diesels autour de 1 %. Les hybrides conservent donc une place importante aux côtés des véhicules entièrement électriques.
Stellantis progresse, le groupe Renault pénalisé par Dacia
La croissance du marché profite inégalement aux constructeurs. Stellantis, qui rassemble notamment Peugeot, Citroën, Fiat et Opel, enregistre une hausse de 2,8 %, à 36 901 voitures particulières immatriculées. Le groupe reste le premier acteur du marché français, mais progresse moins vite que l’ensemble du secteur.
Le groupe Renault recule, pour sa part, de 4,1 %, à 34 730 unités. Cette baisse masque des trajectoires contrastées : la marque Renault avance de 4,2 %, tandis que Dacia accuse un repli de 23,8 %. La performance du groupe ne doit donc pas être confondue avec celle de sa marque principale.
Tesla affiche de son côté une progression de 35,3 % de ses immatriculations en France. Ce rythme témoigne de sa dynamique sur le mois, sans signifier que le constructeur américain concentre un tiers des ventes françaises.
La future 2 CV électrique attendue à l’horizon 2028
Pour accompagner cette transformation, les constructeurs élargissent leur offre électrique, notamment sur les petites voitures. Chez Stellantis, Peugeot et Citroën disposent déjà de modèles comme l’e-208 et l’ë-C3.
Citroën prépare également le retour de la « Deudeuche ». Présenté au Mondial de l’automobile de Paris, le concept 2 CV préfigure un futur modèle électrique destiné à rejoindre la gamme à l’horizon 2028, selon le communiqué du constructeur. Cette nouveauté constitue une perspective commerciale pour la marque, mais ne contribue pas encore aux immatriculations actuelles.
Le leasing social et les aides à l’achat soutiennent la transition
Dans un contexte de tensions sur le budget automobile des ménages, les dispositifs publics facilitent l’accès aux véhicules électriques. Le leasing social, renouvelé depuis le 16 juillet 2026, permet aux ménages éligibles de louer une voiture électrique neuve pour un loyer maximal de 200 euros par mois, hors options et prestations annexes. Le programme vise au moins 50 000 bénéficiaires.
En parallèle, le soutien à l’achat repose sur le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE). Le gouvernement indique que les aides peuvent atteindre 5 700 euros pour les ménages en situation de précarité énergétique, sous conditions. Ce montant dépend notamment des offres proposées dans le cadre du dispositif.
L’accessibilité financière demeure ainsi un enjeu central pour prolonger la progression de l’électrique. Entre aides publiques, nouvelles petites voitures et offres de location, la concurrence se joue autant sur les mensualités que sur les caractéristiques des véhicules.
Questions fréquentes
Quelle est la part de l'électrique dans les ventes de voitures neuves en France ?
Les voitures entièrement électriques représentent un peu plus de 41 % des immatriculations françaises en octobre, contre environ 24 % un an plus tôt. Avec les hybrides rechargeables, les véhicules branchables atteignent près de 49 %.
Combien coûte le leasing social d'une voiture électrique ?
Le leasing social, renouvelé depuis le 16 juillet 2026, permet aux ménages éligibles de louer une voiture électrique neuve pour un loyer maximal de 200 euros par mois, hors options. Le programme vise au moins 50 000 bénéficiaires.
Quand sort la nouvelle 2 CV électrique de Citroën ?
Citroën prépare le retour de la « Deudeuche ». Présenté au Mondial de l'automobile de Paris, le concept 2 CV préfigure un futur modèle électrique attendu à l'horizon 2028.
Comment évoluent Stellantis et Renault sur le marché français ?
Stellantis progresse de 2,8 % à 36 901 unités et reste premier. Le groupe Renault recule de 4,1 % à 34 730 unités : la marque Renault avance de 4,2 %, mais Dacia chute de 23,8 %.
