Capgemini a annoncé, samedi 12 septembre, la signature d'un accord définitif avec ITC Federal pour la vente de Capgemini Government Solutions. Cette filiale, au cœur d'une polémique liée à un contrat avec l'ICE, représentait 0,4 % du chiffre d'affaires mondial du groupe en 2025.
| Part du chiffre d'affaires mondial | 0,4 %Government Solutions en 2025 |
|---|---|
| Part des revenus aux États-Unis | moins de 2 %périmètre concerné |
| Chiffre d'affaires 2025 | 22,5 milliards d'eurosgroupe Capgemini |
| Présence internationale | plus de cinquante pays |
Capgemini franchit une étape dans la cession de sa filiale travaillant avec le gouvernement fédéral américain. Le groupe français de services informatiques a annoncé, samedi 12 septembre, la signature d’un accord définitif avec ITC Federal pour la vente de Capgemini Government Solutions. L’opération intervient plusieurs mois après la polémique suscitée par les prestations de cette entité pour l’ICE, la police américaine de l’immigration.
Une finalisation attendue dans les prochaines semaines
Dans son communiqué du 12 septembre, Capgemini présente l’acquéreur comme « un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense ».
La signature ne constitue toutefois pas encore la clôture de la vente. « Cette transaction est soumise aux conditions habituelles pour une opération de cette nature, et devrait être finalisée dans les prochaines semaines », précise le groupe.
Un contrat avec l’ICE à l’origine de la controverse
Capgemini avait annoncé, dans son communiqué du 1er février, son intention de vendre cette filiale spécialisée dans les services aux agences fédérales américaines. Cette décision faisait suite à la révélation d’un contrat avec l’ICE portant sur un outil destiné à identifier des ressortissants étrangers présents aux États-Unis et à suivre leurs déplacements.
L’affaire avait suscité des demandes d’explications en France. Des parlementaires et le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, avaient demandé au groupe de clarifier la nature de ses activités aux États-Unis.
Pour expliquer sa décision, Capgemini avait alors invoqué les limites du contrôle qu’il pouvait exercer sur cette entité. Selon le groupe, « les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale ».
Une activité limitée à l’échelle du groupe
La controverse s’inscrit dans un climat de fortes tensions autour de la politique migratoire de Donald Trump. Les méthodes d’intervention des services fédéraux de l’immigration sont vivement contestées aux États-Unis, notamment après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis plus tôt dans l’année.
Sur le plan financier, le périmètre concerné reste restreint. Selon Capgemini, Government Solutions représentait 0,4 % de son chiffre d’affaires mondial en 2025 et moins de 2 % de ses revenus aux États-Unis.
Présent dans plus de cinquante pays, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 22,5 milliards d’euros en 2025. La cession porte ainsi sur sa filiale de services au gouvernement fédéral, et non sur l’ensemble de ses activités américaines.
Questions fréquentes
Pourquoi Capgemini vend sa filiale américaine ?
La décision fait suite à la révélation d'un contrat avec l'ICE portant sur un outil destiné à identifier des ressortissants étrangers et suivre leurs déplacements, qui avait suscité une controverse.
Qui rachète Capgemini Government Solutions ?
ITC Federal, présenté par Capgemini comme un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense.
Quand la vente sera-t-elle finalisée ?
La signature ne constitue pas encore la clôture. La transaction, soumise aux conditions habituelles, devrait être finalisée dans les prochaines semaines selon le groupe.
Quel poids représente cette filiale pour Capgemini ?
Government Solutions représentait 0,4 % du chiffre d'affaires mondial du groupe en 2025 et moins de 2 % de ses revenus aux États-Unis.
