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Carburants : Lescure écarte une baisse immédiate des taxes et défend les aides ciblées

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Le ministre de l'Économie Roland Lescure a écarté toute baisse immédiate des taxes sur les carburants. Il privilégie des aides ciblées, effectives au 1er octobre, jugeant un allègement général trop coûteux. Aucun seuil de prix ni calendrier n'est fixé, la décision restant conditionnée à l'évolution du pétrole.

Faits clés
Entrée en vigueur des nouvelles aides 1er octobreaides ciblées annoncées par Bercy
Hypothèse évoquée du prix du gazole trois euros le litrescénario écarté comme non actuel par le ministre

   Une possibilité reste ouverte, mais aucune baisse des taxes sur les carburants ne se prépare à court terme. Invité sur France 2 vendredi matin, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a tempéré les attentes suscitées par les déclarations du président de la République. « On n’en est pas là », a-t-il affirmé, avant d’insister : « Ce n’est pas pour demain ». 

La veille, lors d’une interview aux journaux de 20 heures de TF1 et de France 2, Emmanuel Macron avait défendu une action sur les prix avant tout recours au levier fiscal. « Notre intérêt, c’est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes », avait déclaré le chef de l’État. Sans fermer complètement la porte à cette dernière option : « En fonction de l’évolution, il ne faut rien exclure ».

Le coût d’une baisse générale des taxes au cœur des arbitrages

Pour Bercy, la priorité demeure le soutien aux Français qui ont besoin de leur véhicule pour travailler. Roland Lescure a rappelé que de nouvelles aides devaient entrer en vigueur à partir du 1er octobre, privilégiant ainsi une réponse ciblée à la hausse des prix des carburants.

Le ministre avance deux arguments contre un allègement généralisé de la fiscalité : son coût pour les finances publiques et le fait qu’il bénéficierait à tous les consommateurs, indépendamment de leurs besoins.

« Le président de la République l’a bien dit hier, baisser les taxes, ça coûte très cher et donc ça doit être financé et ça aide tout le monde, y compris ceux qui n’en ont pas besoin, donc on cible », a expliqué Roland Lescure sur France 2.

L’exécutif maintient donc, à ce stade, une logique d’aides sélectives. Les déclarations d’Emmanuel Macron laissent une marge de manœuvre pour la suite, sans modifier les mesures annoncées dans l’immédiat.

Pas de seuil automatique pour déclencher une baisse

Roland Lescure a également écarté l’idée d’un mécanisme qui déclencherait automatiquement une baisse des taxes à partir d’un certain prix à la pompe. Interrogé sur l’hypothèse d’un gazole à trois euros le litre, le ministre a tenu à distinguer ce scénario de la situation actuelle.

« D’abord, on n’y est pas. C’est important parce que j’entends beaucoup sur d’autres plateaux, ça y est, on y est, on y va, etc.», a-t-il répondu.

Le gouvernement entend conserver une appréciation au cas par cas. « Le gouvernement, ce n’est pas une intelligence artificielle, donc on n’est pas en train de rentrer des machines dans le bouton en disant on y va. On évalue la situation », a déclaré le ministre de l’Économie.

Aucun seuil de prix précis n’a ainsi été annoncé pour activer une éventuelle mesure fiscale.

L’évolution du pétrole et du détroit d’Ormuz déterminante

La réponse de l’exécutif dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le marché pétrolier. Roland Lescure a rappelé qu’un apaisement des tensions autour du détroit d’Ormuz pouvait entraîner un recul sensible des cours.

« On a vu cet été que si ça se calme à Ormuz, on peut avoir une très forte baisse du prix du pétrole », a-t-il souligné.

Cette incertitude conduit le gouvernement à ne pas arrêter dès maintenant de nouvelle orientation fiscale. Pour les prochains mois, il mise sur les dispositifs d’aide déjà annoncés, tout en laissant ouverte la possibilité de réexaminer sa réponse.

Une éventuelle décision sans calendrier arrêté

Interrogé sur une baisse des taxes avant janvier, Roland Lescure n’a pris aucun engagement. « Là, on a déjà annoncé des aides qui, je pense, sont utiles. On verra l’année prochaine », a-t-il répondu.

Cette échéance ne vaut donc pas annonce d’une baisse des taxes en 2027. Une telle décision reste conditionnée à l’évolution des prix des carburants et du pétrole, ainsi qu’à son financement. À ce stade, l’exécutif n’a fixé ni calendrier de mise en œuvre ni niveau de prix qui justifierait de franchir le pas.

Questions fréquentes

Les taxes sur les carburants vont-elles baisser bientôt ?

Non. Roland Lescure a affirmé « on n'en est pas là » et « ce n'est pas pour demain ». L'exécutif privilégie des aides ciblées plutôt qu'une baisse générale des taxes.

Pourquoi le gouvernement refuse une baisse générale des taxes ?

Selon Lescure, baisser les taxes coûte très cher aux finances publiques et bénéficierait à tous, y compris ceux qui n'en ont pas besoin. Le gouvernement préfère donc cibler les aides.

Y a-t-il un seuil de prix pour déclencher une baisse des taxes ?

Non. Lescure a écarté tout mécanisme automatique. Le gouvernement évalue la situation au cas par cas et aucun seuil de prix précis n'a été annoncé.

Quand une baisse des taxes pourrait-elle intervenir ?

Aucun calendrier n'est fixé. Interrogé sur une baisse avant janvier, Lescure a répondu « on verra l'année prochaine », sans prendre d'engagement.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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