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Budget de la Sécurité sociale 2027 : le Medef alerte sur le coût du travail et les salaires

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Le Medef alerte sur le PLFSS 2027, qui imposerait selon lui plus de 11 milliards d'euros de surcout du travail aux entreprises, soit environ 550 euros par salarie et par an. L'organisation patronale redoute 200.000 emplois detruits, tandis que la CFDT reclame une hausse du Smic de 100 euros.

Faits clés
Surcout du travail total plus de 11 milliards d'eurosSelon les calculs du Medef pour le PLFSS 2027
Reduction des allegements de cotisations patronales 9,3 milliards d'eurosEn integrant les mesures deja actees cette annee
Surcout par salarie 550 euros par salarie et par anEn moyenne, equivalent a 1,6 % de la masse salariale du secteur prive
Emplois potentiellement detruits environ 200.000Estimation du Medef a moyen terme
Hausse du Smic reclamee par la CFDT 100 eurosDemande de Marylise Leon

  Le financement de la protection sociale s’invite dans les négociations salariales. Dans un communiqué publié mardi, le Mouvement des entreprises de France (Medef) met en garde contre le « surcoût du travail » que recèle, selon lui, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. L’organisation patronale estime que les mesures prévues réduiraient les marges de manœuvre des entreprises pour augmenter les rémunérations, au risque « d’importer des tensions sociales » en leur sein.

Cette prise de position intervient alors que les revendications sur le pouvoir d’achat occupent une place centrale dans le dialogue social. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les principales organisations syndicales de salariés mercredi matin à Matignon.

Un surcoût évalué à 550 euros par salarié et par an

Selon les calculs du Medef, le PLFSS 2027 « impose plus de 11 milliards d’euros de surcoût du travail aux entreprises ». Sur ce total, 9,3 milliards d’euros proviendraient de la réduction des allègements de cotisations patronales, en intégrant les mesures déjà actées cette année.

Le périmètre retenu par l’organisation patronale dépasse donc les seules dispositions nouvelles du projet de budget. Au total, cette charge représenterait, selon l’organisation patronale, l’équivalent de 1,6 % de la masse salariale du secteur privé, soit environ 550 euros par salarié et par an en moyenne.

Pour le Medef, ce renchérissement pèserait directement sur les arbitrages des employeurs entre rémunérations et cotisations. « Au moment des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés attendent des réponses sur leur rémunération. Or, cette hausse du coût du travail absorberait une part significative des moyens disponibles pour les augmentations salariales », écrit l’organisation.

Les emplois proches du Smic au cœur des inquiétudes

Au-delà des salaires, le Medef alerte sur les conséquences potentielles pour l’emploi. Il évalue à « environ 200.000 » le nombre de postes qui pourraient être détruits à moyen terme. Ce chiffre constitue une estimation de l’organisation patronale, et non un bilan de suppressions d’emplois annoncées.

Les mesures portant sur les allègements généraux « touchent particulièrement les emplois proches du Smic, les plus sensibles au coût du travail », souligne-t-il. Le patronat concentre ainsi ses critiques sur la diminution des exonérations qui réduisent les cotisations patronales sur les bas salaires.

L’organisation redoute également une dégradation du dialogue social. Selon elle, « ces mesures risquent d’importer des tensions sociales dans les entreprises », lesquelles « demeuraient jusqu’à présent l’un des derniers collectifs apaisés de la société française ».

Le Medef demande de préserver les allègements de cotisations

Face à ces risques, le Medef appelle le gouvernement et le Parlement « à revenir en priorité sur la réduction des allègements généraux de cotisations ». Il entend placer cette question au centre des discussions budgétaires, en reliant le maintien des dispositifs de soutien à l’emploi à la capacité des entreprises à revaloriser les salaires.

Cette position rejoint le débat sur la répartition de l’effort de financement de la Sécurité sociale : une hausse des cotisations versées par les employeurs procurerait des recettes supplémentaires, mais réduirait, selon le patronat, les ressources disponibles pour les rémunérations et les embauches.

La CFDT réclame une hausse du Smic de 100 euros

Du côté syndical, la priorité porte sur la progression des rémunérations. La secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Marylise Léon, a annoncé mardi qu’elle demandait une augmentation du Smic de 100 euros ainsi que l’ouverture de négociations salariales dans toutes les branches.

La responsable syndicale souhaite aussi conditionner les exonérations de cotisations à l’engagement des entreprises dans ces discussions. « Les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négo ne doivent plus toucher les exonérations de cotisations dont elles bénéficient », a-t-elle estimé.

Les échanges à Matignon doivent ainsi faire se rencontrer deux exigences : celle du patronat, qui défend les allègements pour préserver l’emploi et les marges de négociation, et celle des syndicats, qui réclament des engagements sur les salaires en contrepartie de ces dispositifs.

Questions fréquentes

Quel surcout represente le PLFSS 2027 pour les entreprises selon le Medef ?

Le Medef evalue le surcout du travail a plus de 11 milliards d'euros, dont 9,3 milliards lies a la reduction des allegements de cotisations patronales, soit environ 550 euros par salarie et par an.

Combien d'emplois pourraient etre detruits selon le Medef ?

Le Medef estime a environ 200.000 le nombre de postes qui pourraient etre detruits a moyen terme, touchant particulierement les emplois proches du Smic.

Que demande la CFDT sur les salaires ?

La CFDT, via Marylise Leon, reclame une hausse du Smic de 100 euros et l'ouverture de negociations salariales dans toutes les branches, en conditionnant les exonerations a l'engagement des entreprises.

Quand les syndicats sont-ils recus a Matignon ?

Le Premier ministre Sebastien Lecornu doit recevoir les principales organisations syndicales de salaries mercredi matin a Matignon.

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