IBM envisagerait un plan social touchant 10% de ses effectifs francais, soit environ 300 postes, selon des sources syndicales. Cette restructuration inedite, liee a l'IA et a l'automatisation, viserait toutes les divisions du groupe, malgre un chiffre d'affaires 2024 en hausse de 9% a 16,3 milliards de dollars.
| Effectifs francais concernes | 10%soit environ 300 emplois |
|---|---|
| Postes potentiellement supprimes en France | environ 300 postesselon des sources syndicales |
| Chiffre d'affaires 2024 | 16,3 milliards de dollarsen hausse de 9% |
| Benefice filiale francaise | 87 millions d'eurosen 2024 |
| Departs en France en 2024 | 200 collaborateursprecedente vague |
- IBM s’apprêterait à réduire ses effectifs en Europe, avec un impact direct en France.
- Le géant américain de l’informatique envisagerait un plan social touchant 10% des salariés de l’Hexagone, soit environ 300 emplois.
- Une restructuration présentée comme “inédite”, sur fond d’automatisation et d’intelligence artificielle, malgré des résultats financiers jugés solides.
C’est une nouvelle alerte sur l’emploi dans les grandes entreprises technologiques. D’après Libération, IBM aurait décidé de “sabrer” dans ses effectifs en Europe, et la France ne serait pas épargnée. Des sources syndicales évoquent un plan social susceptible de toucher 10% des effectifs français du groupe.
En clair : environ 300 postes pourraient être concernés. Un représentant du personnel interrogé décrit un plan “inédit”, qui s’étendrait à “toutes les divisions”.
Le périmètre serait large. IBM Technology, IBM Consulting, mais aussi les fonctions supports : l’ensemble des pôles serait concerné, en particulier en raison du développement de l’IA.
En France, ces suppressions de postes pourraient se traduire par des fins de carrière anticipées ou des départs volontaires. Et l’Hexagone ne serait pas seul sur la liste : l’Allemagne et la Belgique seraient également visées par des réductions.
IA, automatisation et délocalisation : la stratégie en cause
Derrière cette restructuration, IBM chercherait à réduire ses coûts et à augmenter sa productivité. Cela passerait par une automatisation liée à l’intelligence artificielle, mais aussi par une délocalisation de certaines activités vers des pays où la main-d’œuvre est moins chère.
Une orientation contestée par une partie des représentants du personnel. Interrogé par Libération, Nicolas Nadal, élu CSE de la filiale française, met en doute l’efficacité de la stratégie, évoquant des “retours terrain” non concluants. Selon lui, la maison-mère “vend la peau de l’ours avant de l’avoir tué”.
Des résultats solides… et des critiques sur la logique financière
La restructuration étonne d’autant plus qu’IBM affiche des résultats présentés comme robustes. En 2024, le groupe a vu son chiffre d’affaires bondir de 9% à 16,3 milliards de dollars, tandis que la filiale française enregistrait un bénéfice de 87 millions d’euros.
Pour Nicolas Nadal, IBM est loin “d’être en danger”. Au contraire, il estime que ces suppressions de postes servent “à faire monter les cours de la Bourse”.
Ces 300 postes potentiellement supprimés s’ajouteraient à une précédente vague : 200 collaborateurs ont quitté IBM en France en 2024. Et la tendance est lourde : depuis les années 1990, les effectifs — alors de 30 000 — ont été divisés par dix dans le pays.
L’année dernière, IBM justifiait cette stratégie par sa volonté d’exploiter les gains de productivité générés par l’intelligence artificielle afin de renforcer ses activités les plus stratégiques.
Emploi chez IBM : signal noir ou recomposition des recrutements ?
Ce plan social est-il le signe d’une dégradation durable pour l’emploi chez IBM ? Une autre source syndicale tempère. Elle rappelle que le PDG du groupe, Arvind Krishna, avait laissé entendre que l’intelligence artificielle aurait permis de “dégager davantage d’investissement” pour se concentrer sur le recrutement d’autres profils, comme les commerciaux ou les programmeurs.
Le paradoxe reste entier : l’IA pourrait permettre aux entreprises, à terme, de créer des emplois. Mais dans l’immédiat, elle en supprime — en particulier dans les fonctions jugées automatisables.
Selon des sources syndicales, IBM envisagerait un plan social touchant 10% de ses effectifs francais, soit environ 300 postes, sur l'ensemble des divisions du groupe. IBM chercherait a reduire ses couts via l'automatisation liee a l'IA et la delocalisation. Un elu CSE estime que ces suppressions servent a faire monter les cours de Bourse. Outre la France, l'Allemagne et la Belgique seraient egalement visees par des reductions d'effectifs en Europe.Questions fréquentes
Combien de postes IBM veut supprimer en France ?
Pourquoi IBM supprime des emplois malgre de bons resultats ?
Quels pays europeens sont concernes par le plan IBM ?
