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mardi, juin 2, 2026
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Stellantis investit plus d’un milliard d’euros et conforte l’avenir industriel de Mulhouse

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  • Quelques jours après avoir dévoilé un vaste plan stratégique de 60 milliards d’euros d’investissements à l’échelle mondiale, Stellantis confirme son ancrage industriel en France.
  • Le constructeur automobile va investir plus d’un milliard d’euros dans l’Hexagone, dont 40 % pour son usine de Mulhouse, appelée à produire trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides à partir de 2029.

   Stellantis mise sur la France malgré les turbulences du marché européen. Le groupe automobile Stellantis a annoncé, mardi 2 juin, un investissement de plus d’un milliard d’euros en France afin de renforcer sa compétitivité et préparer sa transition vers l’électrification. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de 60 milliards d’euros présenté récemment par son nouveau directeur général, Antonio Filosa.

Dans le détail, 50 % des investissements seront consacrés à la recherche et au développement, 40 % au site industriel de Mulhouse (Haut-Rhin) et les 10 % restants à d’autres implantations françaises du groupe.

L’annonce sera officialisée ce mardi à Mulhouse en présence d’Antonio Filosa, du ministre de l’Économie, Roland Lescure, et du ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.

Trois nouveaux modèles Peugeot pour sécuriser l’avenir de Mulhouse

Le principal bénéficiaire de cet investissement sera l’usine de Mulhouse, qui emploie environ 4 500 salariés. Le site produira dès 2029 trois nouveaux modèles Peugeot électrifiés de segment C, comprenant des berlines et des SUV hybrides ou 100 %électriques.

Cette décision apporte une visibilité stratégique à l’usine alsacienne, qui figurait parmi les rares sites français du groupe à ne pas avoir encore obtenu l’attribution d’un nouveau véhicule.

Le projet confirme également les ambitions industrielles du constructeur sur le territoire français, alors que le secteur automobile traverse une période d’incertitude marquée par la transition énergétique et le ralentissement de la demande.

L’annonce avait été évoquée dès la semaine dernière par le président de la République, Emmanuel Macron.

« C’est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site de Mulhouse », avait déclaré le chef de l’État lors d’une réunion consacrée à l’électrification de l’industrie automobile française. « Ceci nous permet d’aborder avec confiance la hausse de la production de véhicules électriques en France », avait-il ajouté.

Plus de 500 millions d’euros pour préparer la plateforme STLA One

La moitié de l’enveloppe annoncée, soit plus de 500 millions d’euros, sera consacrée à la recherche et au développement. L’objectif est notamment d’accélérer la mise au point de la plateforme technologique baptisée « STLA One », destinée à devenir l’architecture de référence du groupe à l’horizon 2030.

Cette plateforme unique servira de base à plus de 30 futurs modèles du constructeur, couvrant plusieurs segments et motorisations. Elle remplacera progressivement cinq plateformes actuellement utilisées par les différentes marques du groupe.

Cette standardisation constitue l’un des piliers du plan stratégique d’Antonio Filosa. Stellantis souhaite ainsi réduire ses coûts de production, accélérer ses développements et accroître les synergies industrielles entre ses marques.

D’ici à 2030, le constructeur prévoit de produire 50 % de ses volumes mondiaux sur seulement trois plateformes globales, avec jusqu’à 70 % de composants communs.

Un marché européen sous pression

Cette réorganisation intervient alors que Stellantis tente de redresser sa situation en Europe. Le groupe a subi d’importantes pertes en 2025 et vu ses parts de marché s’éroder sur plusieurs segments.

La pression reste particulièrement forte sur le marché européen, confronté à la montée en puissance des véhicules électriques, à une concurrence accrue et à un environnement réglementaire en constante évolution.

La semaine dernière, le directeur de Stellantis Europe, Emanuele Cappellano, avait dressé un constat préoccupant sur les perspectives du secteur. Selon lui, le marché automobile européen ne retrouvera pas avant longtemps ses niveaux d’avant-crise sanitaire.

« Nous ne croyons vraiment pas que l’industrie va revenir à son niveau précédent » d’ici à 2035.

Dans ce contexte, l’investissement annoncé à Mulhouse apparaît comme un signal fort de confiance dans l’industrie automobile française, mais aussi comme une étape essentielle dans la stratégie de transformation de Stellantis face aux défis de l’électrification.

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