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mardi, juin 2, 2026
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Zone euro : l’inflation grimpe à 3,2% en mai, portée par l’énergie

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  • L’inflation poursuit son accélération dans la zone euro. Selon une première estimation publiée mardi par Eurostat, les prix à la consommation ont progressé de 3,2% sur un an en mai 2026, après 3% en avril.
  • Une trajectoire qui éloigne encore l’indicateur de l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne.

   Une inflation toujours tirée par l’énergie. La hausse des prix continue de s’installer dans la zone euro. En mai 2026, l’inflation a atteint 3,2% sur un an, contre 3% un mois plus tôt, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

Cette nouvelle progression s’explique d’abord par la flambée des prix de l’énergie, en hausse de 10,9% sur un an, après 10,8% en avril. Cette tension reste directement liée aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui continue de peser sur les marchés énergétiques.

Autre moteur de l’inflation : les services, dont les prix ont augmenté de 3,5% en mai, contre 3% en avril. À l’inverse, l’alimentation, l’alcool et le tabac montrent des signes d’accalmie, avec une hausse ramenée à 2%, après 2,4% en avril.

Les biens industriels non énergétiques progressent plus modérément, à 0,9% sur un an, contre 0,8% le mois précédent.

La France sous la moyenne européenne

En France, l’inflation reste inférieure à la moyenne de la zone euro. Selon les premières estimations de l’Insee, elle s’est établie à 2,8% en mai, après 2,5% en avril.

Le dépassement du seuil de 2% a toutefois déclenché une revalorisation automatique du Smic au 1er juin. Le salaire minimum atteint désormais 1.867,02 euros brut par mois.

La France figure ainsi parmi les pays les moins touchés par la hausse des prix dans la zone euro. À l’opposé, l’inflation atteint 6,3% en Bulgarie, 5,1% en Lituanie, 5% en Grèce et 4,5% au Luxembourg.

Une conjoncture française sous surveillance

Cette inflation contenue ne suffit pas à dissiper les inquiétudes sur l’économie française. L’Insee a récemment revu à la baisse l’évolution du produit intérieur brut au premier trimestre 2026, désormais estimée à -0,1%, contre une croissance initialement annoncée comme nulle.

Réagissant à ces données, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a assuré que le gouvernement « reste vigilant, sans céder à l’alarmisme ».

Dans ce contexte, la remontée de l’inflation européenne complique l’équation de la Banque centrale européenne, partagée entre la lutte contre la hausse des prix et le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

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