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Meta prévoit de lever jusqu’à 95 milliards de dollars pour financer ses ambitions dans l’IA

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Meta prévoit de lever jusqu'à 95 milliards de dollars pour financer ses ambitions dans l'intelligence artificielle. Le groupe de Mark Zuckerberg lance une première tranche d'environ 35 milliards, complétée par un programme pouvant atteindre 60 milliards. Nvidia, AMD et Broadcom pourraient acquérir jusqu'à 5 milliards d'actions.

Faits clés
Levée de fonds totale visée jusqu'à 95 milliards de dollarspremière tranche d'environ 35 milliards plus programme pouvant atteindre 60 milliards
Première tranche d'opérations environ 35 milliards de dollars22,5 milliards en actions ordinaires catégorie A et 12,5 milliards en titres convertibles
Intérêt des fabricants de puces pouvant atteindre 5 milliards de dollarsNvidia, AMD et Broadcom, sans engagement ferme
Chiffre d'affaires prévu au T4 entre 73 et 76 milliards de dollarsaprès 64,6 milliards au troisième trimestre
Pénalité au Nouveau-Mexique 25 milliards de dollarscondamnation du 21 octobre liée à Cambridge Analytica, Meta veut faire appel

   Meta mobilise les marchés pour accélérer dans l’intelligence artificielle (IA). Dans un communiqué publié lundi 26 octobre, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg annonce le lancement de deux opérations totalisant environ 35 milliards de dollars : 22,5 milliards en actions ordinaires de catégorie A et 12,5 milliards en titres représentant des actions préférentielles obligatoirement convertibles.

À cette première tranche pourrait s’ajouter un programme d’émission d’actions de catégorie C, sans droit de vote, pouvant atteindre 60 milliards de dollars. Celui-ci ne devrait pas commencer avant le premier trimestre 2027, après le début de la cotation de ces nouveaux titres. Sa réalisation et ses modalités restent toutefois soumises à des incertitudes.

Les fabricants de puces prêts à participer

Nvidia, Advanced Micro Devices (AMD) et Broadcom ont manifesté un intérêt pour l’acquisition d’un montant cumulé pouvant atteindre 5 milliards de dollars d’actions. Ces intentions ne constituent pas des engagements fermes.

Le financement doit accompagner la montée en puissance des infrastructures nécessaires aux ambitions de Meta dans l’IA. Le recours à des actions sans droit de vote permettrait également de lever des capitaux tout en préservant le contrôle de Mark Zuckerberg.

Muse ouvre de nouvelles perspectives, mais alourdit les coûts

Face à OpenAI, Anthropic et Google, Meta cherche à transformer ses investissements en nouveaux usages. Le groupe a lancé en septembre Muse, un agent capable d’effectuer des achats ou d’envoyer des courriels pour le compte de l’utilisateur, puis Muse Wonder, présenté comme son premier modèle « de pointe ».

« Plus de 10 millions de personnes » ont créé un compte Muse aux États-Unis et au Canada en environ un mois et demi, a indiqué Mark Zuckerberg lors de la présentation des résultats trimestriels. Ce démarrage constitue un premier indicateur d’adoption, mais pose aussi la question des moyens nécessaires pour élargir l’accès au service, selon Reuters.

L’outil exige une importante puissance de calcul. « Les coûts totaux de service vont augmenter », a ainsi prévenu la directrice financière Susan Li. Meta prévoit notamment de recourir aux abonnements pour monétiser cette activité.

L’enjeu consiste à développer de nouvelles recettes sans laisser les dépenses d’infrastructure absorber les bénéfices attendus de cette diversification.

La publicité demeure le moteur financier du groupe

Dans l’immédiat, Meta reste largement tributaire de son activité publicitaire. Le groupe prévoit un chiffre d’affaires compris entre 73 et 76 milliards de dollars au quatrième trimestre, après 64,6 milliards au troisième trimestre.

Cette capacité à générer des revenus doit soutenir une stratégie d’IA particulièrement coûteuse. Mais elle s’accompagne d’une autre pression financière : l’accumulation des contentieux américains concernant la protection des mineurs et l’utilisation des données personnelles.

Des procédures judiciaires aux conséquences financières lourdes

Poursuivi par la quasi-totalité des États américains, qui lui reprochaient d’avoir sciemment rendu ses plateformes addictives pour les adolescents, Meta a accepté fin août de payer jusqu’à 17 milliards de dollars.

Le groupe anticipe également « un certain nombre de procès liés aux jeunes » dans les prochains mois, alors que des milliers de familles et de districts scolaires ont engagé des poursuites.

Le 21 octobre, un juge du Nouveau-Mexique a par ailleurs condamné Meta à une pénalité de 25 milliards de dollars pour avoir trompé les utilisateurs sur la confidentialité de leurs données, dans une procédure liée au scandale Cambridge Analytica. Le groupe a indiqué vouloir contester cette décision en appel.

Questions fréquentes

Combien Meta veut-il lever pour l'IA ?

Meta prévoit de lever jusqu'à 95 milliards de dollars : une première tranche d'environ 35 milliards et un programme d'actions sans droit de vote pouvant atteindre 60 milliards.

Quels fabricants de puces veulent investir dans Meta ?

Nvidia, AMD et Broadcom ont manifesté un intérêt pour l'acquisition d'un montant cumulé pouvant atteindre 5 milliards de dollars d'actions, sans engagement ferme.

Qu'est-ce que Muse de Meta ?

Muse est un agent lancé en septembre capable d'effectuer des achats ou d'envoyer des courriels pour l'utilisateur. Plus de 10 millions de comptes ont été créés aux États-Unis et au Canada.

Pourquoi Meta a-t-il été condamné au Nouveau-Mexique ?

Le 21 octobre, un juge a condamné Meta à une pénalité de 25 milliards de dollars pour avoir trompé les utilisateurs sur la confidentialité de leurs données, dans une procédure liée à Cambridge Analytica.

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La Rédactionhttps://echosplus.com
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